Attentat : l’ancien maire de Nice Jacques Peyrat interpelle ses succésseurs

Les trois journées de deuil national décrétés par le Président de la République venant de se terminer, l’heure est venue pour l’ancien Sénateur Maire de Nice et l’ancien Adjoint au Maire chargé de l’événementiel, de s’adresser solennellement au Maire de Nice et au Président de la Métropole pour leur poser plusieurs légitimes questions afin d’ éclairer les Niçois et en mémoire des victimes :

1 : A quelle date le Maire de Nice et le Président de la Métropole ont t ils sollicité l’autorisation de l’Etat en cette période d’Etat d’Urgence, pour réaliser sur la Promenade des Anglais une manifestation avec plus de 30.000 personnes, par dérogation à l’interdiction générale de tout rassemblement public sur l’ensemble du territoire national ?

2 : Quelle évaluation des risques encourus par les spectateurs a t elle été faite par le Maire et son premier adjoint en charge de la sécurité, avec l’assistance de quels experts en sécurité, pour solliciter cette autorisation d’organiser ce feu d’artifice avec plus de 30.000 personnes ?

3 : Quand et sous quelle forme, l’autorisation de l’Etat a t elle été donnée à la Mairie et à la Métropole ?

4 : Sur quels fondements le Maire, son premier adjoint en charge de la sécurité et le Président de la Métropole, ont t ils décidé de maintenir cet événement majeur, malgré la situation nationale, l’exposition maximale du pays aux risques terroristes, et l’insuffisance des moyens de sécurité ?

5 : Pourquoi parmi les mesures prises du niveau d’une kermesse de quartier, la ville et la Métropole n’ont elles pas décidé la mise en place aux entrées de la Promenade aménagée en zone piétonne, de chicanes bétons anti franchissement qui sont pourtant posées en hiver pour éviter l’envahissement des parkings de la plaine du Var par les caravanes des gens du voyage, alors même que le premier adjoint en charge de la sécurité et Président de la Métropole, soulignait à juste raison que l’un des modes opératoires recommandés par DAESH sur les réseaux sociaux et dont il avait connaissance, était justement le recours à des véhicules béliers pour semer la mort ?

6 : Pourquoi, alors que l’effectif de la Police Municipale est de 500 agents, seul un effectif de 42 agents, soit moins de 10 %, a été mobilisé pour encadrer une manifestation organisée par la Mairie et la Métropole et rassemblant plus de 30.000 personnes ?

7 : Quelle était l’autorité hiérarchique municipale directe en charge de diriger le PC sécurité de la manifestation le soir du 14 juillet et avec quelles directives ?

8 : Pourquoi le Centre de Supervision Urbain qui gère la vidéosurveillance qui a coûté des dizaines de millions d’euros avec plus d’un millier de caméras sur la ville de Nice, n’a t il pas détecté, identifié, et fait contrôler, les 12, 13 et 14 juillet, un camion de 19 tonnes de couleur blanche qui circulait à Nice en dehors des heures de livraison et en violation de l’arrêté municipal ?

9 : Pourquoi le premier adjoint chargé de la sécurité et Président de la Métropole qui a interpellé le gouvernement sur l’insuffisance des moyens déployés par l’Etat lors du feu d’artifice du 14 juillet, jugés très insuffisants et notoirement inférieurs à ceux mis en œuvre pour le Carnaval et l’Euro de football, ne s’explique t il pas sur sa décision d’avoir maintenu malgré tout, l’organisation du feu d’artifice, en présence de plus de 30.000 personnes ?

Jacques Peyrat et Jean-Claude Mari

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