Coup de sifflet final pour l’Euro 2016 à Nice

Ce lundi se tenait, à la Villa Massena, la conférence-bilan des retombées sociales et économiques de l’accueil de l’Euro 2016 dans la ville de Nice.

La plus grande part du discours a été effectuée par Christian Estrosi, président de la région et de la métropole, précédé par le maire de Nice Philippe Pradal, et suivi par le représentant du préfet Adolphe Colrat, en déplacement à Paris.

Près de 800 personnes étaient sur place en ce lundi après-midi pour fêter le coup de sifflet final de l’Euro 2016. La ville de Nice souhaitait la présence de tous les acteurs impliqués de cette organisation.

La sécurité, tout d’abord, avec la police nationale, municipale, l’armée, le RAID, auxquels on peut ajouter les pompiers, qui en terme de secours ont été « irréprochables » d’après le président de la région Christian Estrosi. Les bénévoles niçois affiliés à l’UEFA et l’Euro étaient là pour aider dans tous les secteurs de cette compétion, eux aussi ont été célébrés ce lundi.

Christian Estrosi a tenu à préciser que la ville de Nice, d’après des sources fiables, va énormément profiter de ce mois de juin et de ce championnat d’Europe. Que ce soit au niveau économique ou social. Le tourisme, qui est déjà la marque de fabrique du pays et plus particulièrement de la région, s’en verra renforcé : « près de 78 % des visiteurs venus à Nice durant l’Euro désirent revenir y séjourner dans les deux prochaines années. », ajoutant que l’aéroport de Nice a compté, le mois dernier, 20 % de réservations de plus par rapport à l’an passé.

S’appuyant sur une étude de l’institut supérieur d’économie et management (ISEM) il annonce « des retombées économiques de l’ordre de 177 millions d’euros, soit 118 % supérieures aux prévisions du Centre de Droit et d’Economie du Sport (CDES) qui étaient de 81 millions d’euros. »

Au niveau social, il a annoncé la création à Nice de 1 000 emplois durant la compétition dans les domaines de « la sécurité, de l’hôtellerie, ou du commerce. »

Les médias du monde entier sont venus à l’occasion de cet Euro, réunissant par exemple, à la Fan Zone de Nice : 500 journalistes accrédités. Par comparaison, le Nice Jazz Festival, qui est l’événement qui compte le plus d’accréditations dans la ville, en délivre 200.

Cette visibilité donne de l’espoir et le président de la région ne s’en cache pas : « Nous sommes déjà à pied d’oeuvre pour accueillir les Championnats d’Europe de cyclisme du 14 au 18 septembre prochain. »

Il espère également que le stade de l’Allianz Riviera puisse accueillir à la fois des rencontres de la Coupe du Monde féminine de football organisée en France en 2019, mais également des matchs dans le cadre des Jeux Olympiques en cas de d’obtention, de la part de Paris, des JO 2024.

José Cobos, présent à la cérémonie croit beaucoup en l’avenir du stade de l’Allianz Riviera : « Il y a déjà des matchs de coupe d’Europe cette année pour l’OGC Nice. Mais oui, on a gardé de très bonnes relations avec la FIFA après avoir accueilli les matchs de l’équipe de France contre le Paraguay et l’Albanie, pourquoi pas en récupérer d’autres dans le futur. Mais pour l’instant nos objectifs internationaux restent la Coupe du Monde féminine 2019 et les Jeux Olympiques 2024. »

Thibault Bourru

Les chiffres :

135 000 spectateurs à l’Allianz Riviera dont 100 000 étrangers

25 matchs diffusés dans la Fan Zone qui a été complète chaque fois que l’équipe de France a joué (soit 7 fois sur 15) avec un record de 15 000 présences pour la finale

25/30 000 visiteurs en moyenne par jour pour la zone d’animation

156 300 voyageurs transportés au stade pour les 4 matchs

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