L’Union Européenne appelle la France à plus de rigueur budgétaire

Bruxelles remarque un « écart important » entre le budget qui lui a été présenté et la « trajectoire d’ajustement requise ». En clair, Paris ne fait pas assez d’efforts pour revenir dans les clous et reste sous le coup d’une « procédure de déficit excessif ». Les dépenses publiques , malgré les corrections de ces dernières années, connaissent encore un niveau trop élevé. Pas facile de couper quand tu le monde prétend représenter "l'intérêt général" ...derrière lequel se cachent des intérêts bien particuliers !!! Mais quoi faire ?

En 2016, la France a battu la Finlande en devenant ainsi championne d’Europe des dépenses publiques, soit 56,2% du PIB selon les données d’Eurostat.

Et encore elles avaient diminué puisqu’en 2014, elles se trouvaient à 57,1% du PIB, contre 56,7% en 2015 !

Si l’on compare la France avec quelques pays européens, l’Italie est à 47,1%, l’Allemagne à 44,3% et le Royaume-Uni à 42,1%.

Quand la France se situe à 56,2% du PIB, la moyenne des pays européens est à 47,7%, ce qui représente 396 Mds d’euros de plus ! Comment être compétitif avec cette forte différence !

Pourquoi ? Plusieurs facteurs se conjuguent.

Le modèle social

Le niveau des dépenses publiques, historiquement élevé s’explique par la spécificité de son modèle social qui propose une panoplie importante de services publics, d’aides en tout genre qui sont très coûteux à financer. En 2016 la seule protection sociale se montait à 33,8% du PIB, soit 751 Mds d’euros.

L’endettement public

Celui-ci a atteint 96,3% du PIB en 2016, alors que la moyenne de la zone euro se situe à 83,5%. La France diminue le niveau de son endettement beaucoup plus faiblement que les autres, pénalisée par une croissance plus faible. Heureusement que les taux d’intérêts sont restés à un niveau très bas encore jamais vus !

Les recettes publiques

En ce qui concerne les recettes publiques, nous ne sommes pas le leader, mais le deuxième après la Finlande avec 52,8% du PIB. Triste record qui malgré ce niveau élevé ne permet pas de trouver l’équilibre des comptes, mais pénalise la consommation, les investissements et donc la croissance !

Le déficit public

Le montant du déficit est vite réalisé : Dette moins recette : 56,2 moins 52,8 égal 3,4% du PIB. Un niveau plus lourd que prévu, lié en premier à une croissance faible de 1,1%, loin des 1,5% espérés à l’origine par le gouvernement Hollande ! Les exportations y ont, entre autres, été pour beaucoup avec un taux de croissance le plus faible depuis la crise de 2009.

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