La France se classe au 17e rang de l’indice de compétitivité mondiale réalisé par le Forum économique mondial

Le Forum économique mondial a publié son étude annuelle sur la compétitivité mondiale. The Global Competitiveness Report 2018 révèle que « la nature changeante de la compétitivité représente un défi pour l’avenir de l’économie mondiale ».

Au cœur des transformations, l’impact de la quatrième révolution industrielle sur l’économie mondiale. La France se classe au 17e rang de l’indice de compétitivité mondiale.

C’est à l’aube de cette nouvelle révolution industrielle, la quatrième, que le Forum économique mondial évalue les performances des pays.

« Seules les économies capables de reconnaître l’importance de la quatrième révolution industrielle seront en mesure d’offrir plus d’opportunités à leur population », anticipe Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial.

Pour son édition 2018, le Forum utilise donc une nouvelle méthodologie : 140 économies, par le biais de 98 indicateurs organisés en 12 piliers sont passés au crible. Les piliers sont répartis dans quatre grandes thématiques : environnement favorable (dont les institutions et la stabilité économique…), le capital humain (comprenant la santé et les compétences), le marché (avec notamment sa taille ou encore le marché du travail), et l’écosystème innovant.

Sur une échelle de 0 à 100, les pays peuvent ainsi se positionner à l’aune de la compétitivité des autres. En tête de ce classement, les Etats-Unis avec un score de 85,6, devant Singapour (83,5) et l’Allemagne (82,8). En moyenne, le score s’élève à 60 points.

Forces et faiblesses de la France

Quant à la France, classée au 17e rang de l’indice de compétitivité mondiale avec un score de 78, elle se distingue grâce à la qualité de sa santé (7e), la taille de son marché (9e), les infrastructures (8e), et la capacité d’innovation (11e), notamment grâce à ses instituts de recherche (3e) ou la qualité de ses publications (5e).

« La France sécurise une place parmi les vingt premières économies mondiales, en ayant récemment lancé un programme de réformes ambitieuses avec la loi travail, effectué une réforme des services publics et rendu le pays attractif aux investisseurs du secteur des technologies », analyse le rapport.

Si elle n’apparaît qu’à la 17e place, c’est notamment en raison de ses mauvais scores en terme de marché du travail, de compétences (et notamment numériques) de la population et de dynamisme des entreprises en particulier à l’égard du risque entrepreneurial. Sur ce point, le pays se classe 84e en termes de tolérance à l’échec entrepreneurial. C’est en Israël que l’attitude à l’égard du risque entrepreneurial est la plus positive.

L’an passé, la France apparaissait à la 22e place, en recul d’un rang. Mais avec cette nouvelle méthodologie qui rebat les cartes, tout se passe comme si la France n’avait gagné qu’une place par rapport à l’an passé, précise le rapport.

Quid du reste de l’Europe ? « En matière de compétitivité, l’Europe est une terre de contrastes, avec quatre groupes distincts », résume le rapport. « Un Nord-ouest très compétitif, un sud-ouest relativement concurrentiel, dirigé par la France, un nord-est dirigé par la Pologne, la République tchèque et les pays Baltes, qui se situent au même niveau, voire plus haut que certaines économies d’Europe occidentale, et la région sud-est avec les Balkans très en retard. »

Les meilleures attitudes face à l’innovation viennent du Canada et du Danemark : le premier ayant la main-d’œuvre la plus diversifiée, le second ayant la culture d’entreprise la moins hiérarchique, « deux facteurs essentiels pour stimuler l’innovation ».

sources : Forbes

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