La polémique enfle sur les contrats aidés

La polémique enfle sur les contrats aidés depuis que le premier Ministre Édouard Philippe a annoncé dernièrement que le dispositif était « onéreux » et « peu efficace » pour retrouver un emploi.

Contrats aidés : main d’oeuvre moins chère, camouflage des statistiques, pas de formation à la clé ?

Certaines écoles ont dû retarder la rentrée scolaire comme à la Réunion, où 75 % des postes en contrats aidés ont été supprimés.

A l’origine de cette modification, c’est la Cour des comptes qui dans son dernier rapport avait soulevé le coût exorbitant et l’utilité de ces contrats aidés. S’agit-il d’un amortisseur social, d’obtenir une main-d’œuvre moins chère pour les collectivités locales, de faire baisser artificiellement le taux de chômage ou d’aider une personne éloignée de l’emploi à retrouver un poste ? Cette dernière mesure était la seule prépondérante et il est permis de constater que les contrats aidés non pas du tout atteint leur objectif.

Au fil du temps, il y a certainement eu un chevauchement de tous ces critères, mais le taux de chômage révélé tous les mois est certainement le plus important du point de vue de l’image d’efficacité des mesures mises en place par le Gouvernement.

En principe, dans les contrats aidés il y a une formation obligatoire à la fin du contrat pour les aider à retrouver un emploi mais seuls 23 % suivent réellement une formation. On voit bien que l’objectif a été dévoyé et on a un vrai décalage entre ce qui se passe dans les collectivités locales et dans le secteur marchand .

La formation peut être une des clés de l’emploi des jeunes, à condition qu’ils soient déjà dans l’entreprise. Quel meilleur moyen de les y faire rentrer que par l’apprentissage et l’alternance ! C’est aussi mettre un « pied à l’étrier » avec la possibilité soit d’être embauché sur place ou de trouver ensuite plus facilement un « boulot » à l’extérieur.

Cela fait 33 ans que tous les gouvernements essaient de trouver des parades au chômage, notamment des jeunes, sans succès. Au contraire, plus le chômage a augmenté, plus les créations de contrats se sont succédé et plus le nombre de bénéficiaires a explosé !

Et nous somme arrivés ainsi après 33 années à une situation explosive. Le moindre changement jugé non positif et c’est la grogne des collectivités, de l’éducation nationale, des associations qui pensent qu’ils ne pourront plus gérer financièrement et efficacement leur charge. Certains même crient que l’on va « ajouter du chômage au chômage » !

Nous avons en France, un État, des collectivités locales, une Éducation nationale très prolixes en nombre de salariés avec des résultats pas toujours probants dans certaines activités.

Selon l’État, le coût de l’ensemble des emplois aidés se serait monté à près de 4 milliards d’euros en 2016, hors gestion. Si l’on rajoute les 500.000 emplois formation, coût de base estimé à 1 milliard d’euros, mais de 2 milliards pour le coût global du plan de formation, l’addition EMPLOIS AIDES/FORMATION se monterait à près de 5 milliards d’euros par année !

Avec près de 57 % de dépenses publiques, la France se trouve à dix points de plus que la moyenne européenne !

On continue comme ça ? Sommes-nous certain d’être sur la bonne route ? Rien à dire ?

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