Le MEDEF (re)découvre les vertus de l’Europe

Sur le campus de HEC, à Jouy-en-Josas où se tenait ce derniers jours l’université d’été du Medef, un fantôme planait sur le mouvement patronal français : l’Europe.

Élections européennes de mai 2019, Brexit, guerre commerciale entre l’UE et les États-Unis, l’Europe accumule les défis pour ces prochains mois. Le Medef a conscience du risque économique que cela représente.

Inquiet de l’avenir du projet européen, notamment le nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a annoncé une nouvelle campagne : Merci l’Europe !, à partir de janvier 2019.

Objectif : faire témoigner des créateurs de petites, moyennes ou grandes entreprises, issus de tous les secteurs, sur ce que l’UE leur apporte. Une manière, pour le mouvement patronal, de contribuer à la campagne pour les élections européennes de mai 2019.

« Une victoire des partis populistes en Europe est un scénario possible. Il est de notre responsabilité en tant qu’entrepreneurs de convaincre nos concitoyens que l’Europe c’est davantage de protection, de prospérité », a expliqué Geoffroy Roux de Bézieux sur BFM TV.

Échaudés par le Brexit, les patrons européens affichent un soutien sans faille pour l’Union européenne à l’université d’été du Medef. Et attendent de la France des réformes rapides.

Pour Bernard Spitz, président de la Commission Europe et international du Medef, il est également crucial que les adhérents partagent avec leurs salariés et les Français en général une vision sereine et positive de l’Europe. « L’Europe, ce ne sont pas que des réunions bruxelloises de spécialistes. C’est une circulation des marchandises et des biens plus facile ; moins de paperasserie, de délais, de coûts financiers. Bref, ce sont des acquis quotidiens »

Le Medef s’inquiète des conséquences du Brexit

Lors de sa 18e université d’été, la question du Brexit a agité les représentants du patronat français. Qui craignent que ce coup d’arrêt au projet européen ne plombe la relance économique de l’Union européenne.

À voir les soubresauts de la livre britannique, le Medef a raison de tenter de défendre l’Europe : le risque d’une sortie sans accord fait totalement paniquer la sphère financière.

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