Economie : L’inflation mondiale est sur le point de repartir. Un bon point pour la croissance

L'inflation mondiale est sur le point de remonter en raison du cours mondial des matières premières plus élevé, des dévaluations compétitives (inflation importée) et, dans une moindre mesure, de l'augmentation des prix de l'immobilier.

Le principal vecteur de cette évolution est sans aucun doute la hausse du cours mondial des matières premières amorcée au début de l’été (+ 2,3 % en septembre 2016 comparé à septembre 2015).

Le prix du pétrole, qui joue un rôle déterminant dans le calcul de l’inflation, a pris environ 55 % depuis son point le plus bas en janvier dernier. Cette tendance à la hausse devrait se confirmer au cours des prochains mois, car la baisse de l’investissement dans l’activité pétrolière sur les dernières années finira par peser sur la production pétrolière.

A cela, il faut aussi ajouter la perspective toujours d’actualité d’un accord de l’OPEP concernant les niveaux de production. Le succès de la première émission d’obligations internationales de l’Arabie saoudite il y a deux semaines (le pays a réussi à lever 17,5 milliards $) pourrait encourager le pays à coopérer pour limiter la guerre des prix sur le marché pétrolier, ayant trouvé une nouvelle (et rentable) solution pour injecter des liquidités dans le système. Cet aspect pourrait favoriser la conclusion d’un accord pétrolier durable susceptible d’entraîner une hausse de l’inflation.

Dans la zone euro, les prix du pétrole risquent inévitablement de pousser l’IPCH à la hausse. Comme nous le savons, la courbe de l’inflation dans la zone euro est historiquement fortement liée à l’évolution du cours du pétrole sur une base annuelle.

Si l’inflation était parfaitement corrélée au prix du pétrole, ce qui n’est bien sûr pas le cas, elle augmenterait à environ 2,3 % l’année prochaine en considérant un prix de 60 $ le baril. Bien qu’on puisse raisonnablement penser que l’inflation n’atteindra pas ce niveau, elle suit cependant une tendance haussière bien nette. Même en imaginant une baisse du prix du pétrole à 40 $ le baril, l’inflation devrait néanmoins afficher une hausse significative l’année prochaine.

source : OCDE

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