Economie : l’OCDE annonce une croissance atone en 2016, 1,3% pour la France

Selon les dernières Perspectives économiques intermédiaires de l’OCDE, la faible progression des échanges et les distorsions du système financier exacerbent la lenteur de la croissance économique mondiale.

La croissance de la zone euro devrait atteindre 1.5 % en 2016 et 1.4 % en 2017. En France elle devrait être de 1,3% en 2016 et 1,5% en 2017. En Allemagne, elle devrait être de 1.8 % en 2016 et de 1.5 % en 2017.

Aux États-Unis, où la forte progression de la consommation et de l’emploi est neutralisée par l’atonie de l’investissement, la croissance s’établira, d’après les estimations, à 1.4 % cette année et à 2.1 % en 2017.

Au Royaume-Uni, la croissance a marqué le pas depuis la décision des Britanniques de quitter l’UE lors du référendum du 23 juin. Dans ces conditions, la croissance du Royaume-Uni devrait s’établir à 1.8 % en 2016 et 1 % en 2017, soit un taux bien inférieur à celui de ces dernières années.

L’économie mondiale devrait croître moins rapidement qu’en 2015, seule une légère accélération étant attendue en 2017. Dans ses Perspectives, l’OCDE alerte sur le fait que le monde est pris au piège de la croissance molle, la médiocrité des anticipations de croissance bridant encore davantage les échanges, l’investissement, la productivité et les salaires.

Ces dernières années, le taux de croissance du commerce mondial a diminué de moitié par rapport à la période pré-crise, et a encore décliné ces derniers trimestres, avec une faible progression des échanges concentrée en Asie.

Si le niveau peu élevé de l’investissement a joué un rôle, le rééquilibrage à l’œuvre en Chine et le retournement du développement des chaînes de valeur mondiales pourraient initier un ralentissement permanent de la croissance des échanges, ce qui pèserait sur les gains de productivité.

Les avancées insuffisantes – voire la régression – de l’ouverture des marchés mondiaux aux échanges ont amplifié cette décélération.

Les taux d’intérêt exceptionnellement bas – voire négatifs – faussent le fonctionnement des marchés de capitaux et accentuent les risques à l’échelle du système financier dans son ensemble. La déconnexion entre la hausse des prix des obligations et des actions et entre la détérioration des anticipations de bénéfices et de croissance, conjuguée à la surchauffe des marchés immobiliers dans de nombreux pays, accentue la vulnérabilité des investisseurs en cas de forte correction des prix des actifs.

Selon les prévisions de l’OCDE, la croissance de l’économie mondiale sera de 2.9 % cette année et de 3.2 % en 2017, soit un taux bien inférieur aux moyennes de long terme qui se situent autour de 3¾ pour cent.

La légère révision à la baisse des perspectives mondiales depuis la parution des dernières Perspectives économiques de l’OCDE en juin 2016 s’explique par la dégradation des prévisions pour 2017 concernant de grandes économies avancées – le Royaume-Uni notamment – contrebalancée par l’amélioration progressive de l’activité des producteurs de matières premières d’économies émergentes de premier plan.

sources : Perspectives OCDE

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