Gilets Jaunes : quelle motivation , au fond ?

L'acte V de la révolte des Gilets jaunes à Nice s'est déroulé dans le calme et sans conséquences notables pour l'ordre public, en dehors des perturbations de la viabilité urbaine. Environ 600 personnes ont participé au cortège et parcouru les rues du centre-ville au rythme d'une promenade de santé.

Gustave Le Bon , avec ses études sur la psychologie des "foules" auxquels il dédia son premier ouvrage en 1895, peut apporter quelques réponses.

Pour lui, la "foule"* est un sujet collectif inconscient dans lequel une personne conflue de manière déresponsabilisée.

Une thèse non originale puisque déjà présente dans des travaux de criminologues et sociologues de la deuxième partie du XIX siècles, études dans lesquels avaient fait leur comparse des expressions telles " délit de foule" ou "instinct grégaire de masse".

Ceci peut expliquer pourquoi et comment des personnes , normalement cordiales, peuvent se faire entraîner dans d’initiatives inhabituelles , se sentir protagoniste et en retenir une forte motivation.

Bref, il s’agit d’une sorte d’auto-annulation de sa propre personnalité en faveur d’un comportement collectif .

Se sentir "le peuple qui prend la parole" quand on est quatre chats par rapport à la population résidente va dans la direction des théories de Sigmund Freud qui expliqua le rôle du subconscient dans le conditionnement du comportement.

Et à son époque, il n’y avait par ni facebook ni les selfies . Il faut porter patience, c’est un moment comme ça.

Gustave Le Bon, né le 7 mai 1841 à Nogent-le-Rotrou et mort le 13 décembre 1931 à Marnes-la-Coquette, est un médecin, anthropologue, psychologue social et sociologue français.

*Définition de foule : sujet acéphale , composé d’individus de médiocre intelligence et incapable de décisions rationnelles , puisque animés de besoins primaires et dotés de bas instincts : irresponsabilité, contagion, suggestibilité.

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