L’Assemblée nationale ...en marche

Les élections sont terminées. L’assemblée est enfin composée. La majorité présidentielle est installée, ainsi que son opposition. Il s’agit maintenant de faire fonctionner cette institution.

L’Assemblée nationale est le lieu de la souveraineté populaire (les députés représentent... la Nation). Il est irremplaçable. Peut-il devenir également, la chambre d’enregistrement des décisions présidentielles et gouvernementales ?

L’élection de 75 % de nouveaux député(e)s sera peut-être l’occasion, « de remettre les pendules à l’heure ». Il est temps de repenser le rôle du Parlement.

Successivement vainqueur, de la présidentielle et des législatives, le parti En Marche a les cartes en main. Son obsession : faire l’inverse du PS et des républicains.

Des partis qui, depuis dimanche, constatent les dégâts. Du côté des vainqueurs, les partisans de En marche, ont encore du mal. On semble encore sonné.

La question que tout le monde se pose : Comment construire un parti qui ne finisse pas dans les errances politiciennes de LR et du PS ? Comment faire vivre un Parlement à la fois performant et connecté à la vie réelle, a fortiori quand la majorité est massive ?

Chaque mot est pesé. « Humilité », « proximité », « écoute », disent-ils, soucieux de ne pas commettre l’impair d’arrogance qui coûterait cher.

Passager du quinquennat Hollande, Emmanuel Macron avait réfléchi de longue date à la nécessité de redonner au président sa « verticalité » originelle.

Plus généralement, les macronistes entendent articuler « verticalité » et « horizontalité » : un président qui préside et un Premier ministre qui gouverne.

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