L’ élection en Allemagne est une élection européenne

Après douze ans à la tête du gouvernement, la chancelière allemande, Angela Merkel, cheffe de file de la coalition entre le parti chrétien-démocrate de la CDU et les conservateurs de la CSU, est largement donnée favorite dans les sondages des élections législatives de dimanche 24 septembre. Son bilan économique est l'un de ses points forts, même s'il est teinté de faiblesses. Le taux de croissance est au plus haut en 5 ans. Après 1,9% en 2016, l'économie allemande est désormais sur une orbite de croissance de 2% l'an, selon les données de l'OCDE.

Dernier sondage en Allemagne avant les élections de dimanche : Merkel à 34% des intentions de vote, loin devant le SPD de Schulz à 21% (voir notre article ci-dessous).

Les populistes de l’AFD devraient faire leur entrée au Bundestag (13% des intentions de vote), une première pour un parti d’extrême-droite depuis 1945.

Donc Merkel devrait pouvoir se passer du SPD (les sociaux-démocrates allemands) pour gouverner et recentrer sa coalition à droite (son parti la CDU-CSU + FDP de centre droit et, probablement, les Verts).

Ceci ne sera pas sans conséquence pour le projet de relance européenne de Macron. Réorienter la politique économique de Bruxelles dans un sens plus favorable à la croissance comme le souhaite le président français est exactement ce dont la droite allemande ne veut pas.

Depuis 2013, Merkel gouverne avec le SPD qui a monnayé son soutien en particulier par la création d’un salaire minimum fédéral et une politique d’investissements publics.

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