La fin de l’état d’urgence ne fait pas l’unanimité. La droite radicalise son opposition

La France vivait sous le régime de l’état d’urgence depuis les attentats du 13 novembre 2015. La persistance de la menace avait jusqu’ici conduit les gouvernements successifs à le proroger à plusieurs reprises. L’état d’urgence a permis de déjouer plusieurs attentats, notamment à Marseille et dans les Alpes-Maritimes. "L’état d’urgence ne peut pas être un état permanent, mais la menace terroriste, elle, reste permanente » affirme le Ministre de l'Intérieur Gérard Collomb Mais dès lors que la menace devient durable, Il fallait donc adapter l'arsenal juridique dans le cadre du droit commun et ainsi sortir de l’état d’urgenc , ce qui a été fait avec la loi antiterroriste adoptée le 18 octobre par le Parlement et promulguée par le présiden de la République à partir de ce jour. D'ailleurs, les leçons de la lutte menée montrent bien que l’état d’exception est inapproprié pour affronter le terrorisme contemporain. Ce qui est exigé, c’est une action soutenue et persévérante, et non une suspension des règles qui ne peut être que provisoire. Bien naturellement ce n'est pas l'avis de @ECiotti , toujours chargé à bloc que , faute d'avoir pu endosser le costume du Ministre de l'Intérieur , il a opté (métaphoriquement) pour l'uniforme de "général de brigade" de la droite radicale pour laquelle rien ne va jamais bien et que c'est toujours la faute du gouvernement , même quand il pleut : La fin de l’#etatdurgence est une erreur et affaiblit le degré de protection des Français #terrorisme- a-t-il twitté. Doit-on lui opposer la pensée de Montesquieu " ils perdraient leur liberté pour un temps pour la conserver pour toujours" ?

En tout cas, c’est la fin d’un régime d’exception qui aura duré près de deux ans, durant lesquels il a permis aux services de sécurité de déjouer 32 attentats, dont 13 en 2017.

Côté chiffres ....

Entre novembre 2015 et octobre 2017, exactement 4 457 perquisitions administratives ont été menées.Ces opérations ont permis de saisir 625 armes, dont 78 armes de guerre (kalachnikovs, fusils d’assaut, et au moins un lance-roquettes).

Des suites judiciaires ont été données dans environ un cas sur quatre : 998 enquêtes judiciaires ont été ouvertes, donnant lieu à 646 gardes à vue.

L’écrasante majorité des perquisitions administratives (3594 d’entre elles) ont eu lieu dans les six premiers mois du dispositif, de novembre 2015 à mai 2016. A contrario, seules 58 ont été menées entre juillet et novembre 2017.

En deux ans, 752 individus ont été assignés à leur domicile avec obligation quotidienne de pointer au commissariat ou à la gendarmerie.
19 lieux de culte musulmans fermés

Et encore, dix-neuf lieux de culte musulmans ont été fermés par décret du ministre de l’Intérieur.

Toujours au cours de cette période, des zones de protection et de sécurité (ZPS) ont été installées à 75 reprises autour de grands rassemblements populaires comme l’Euro 2016 de foot ou les grands marchés de Noël.

*l’état d’urgence est conçu pour faire face ponctuellement à des circonstances exceptionnelles :

- Il limite l’exercice de certaines libertés publiques, comme la liberté de réunion et de
manifestation.

- Il donne à l’administration des pouvoirs dérogatoires au droit commun, très étendus,
et qui ne relèvent pas uniquement de la lutte contre le terrorisme.

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