La motion de censure à l’Assemblée nationale pour l’affaire Benalla : La conjuration des défaitistes

Dans les écarts de conduite d’un barbouzard, le peuple français, royaliste hier encore, se redécouvre des pulsions régicides.

Mais ce qui doit inquiéter dans cette affaire, ce n’est pas tant ce qu’elle révélerait d’un disfonctionnement du pouvoir, c’est qu’elle relance la vieille mécanique du dénigrement. Elites et populistes, progressistes et conservateurs, tout ce que la transformation macronienne compte d’adversaires s’est coalisé en une conjuration des défaitistes.

C’est la revanche de ceux qui ont perdu dans les urnes et dans les rues. Profiter de l’occasion pour instruire le procès du Président , de son équipe et de sa gouvernance, éreinter sa majorité, certes maladroite et inexpérimentée.

Ce qui se joue, dans cette tempête de l’été 2018, ce n’est pas seulement une épreuve politique, c’est d’abord une bataille intellectuelle avec les forces de l’ultra-gauche et de la droite qui est désormais ultra, elle aussi.

Pour que ce triste épisode n’ouvre pas un chapitre aux populismes, les responsables politiques feraient bien de ramener l’affaire Benalla à ce qu’elle est en réalité, parce que à force d’exiger toujours le meilleur, le tempérament national finit par récolter le pire.

C’est à cette inversion des valeurs que l’on reconnaît les glissements de la démocratie.

Garibaldino

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