Peut-on, « en même temps », marcher pour la planète et rouler en voiture contre la fiscalité écologique ? Vous avez quatre heures ! Ou comment retourner son gilet du vert au jaune …

Les réseaux sociaux prédisent un samedi jaune de rage sur l’ensemble du pays. Signe des temps la mobilisation virtuelle fait aujourd’hui office de thermomètre de l’opinion publique. Des bataillons sur claviers remportent haut le clic une première bataille médiatique contre le gouvernement.

L’actualité politique tombe dans la versatilité et l’emballement. La vérité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui et hier représente déjà une éternité. Il y a quelques semaines chacun se pressait pour apparaitre en bonne place sur les photos des « marches pour le climat ». A présent il est de bon ton de crucifier une fiscalité écologique portée il y a peu au rang de règle sacrée.

Les historiens qui se pencheront sur notre époque ne manqueront pas de souligner un apparent paradoxe. Sommes-nous écologiques sur les principes théoriques mais réfractaires dans la pratique concrète ? Il semble aussi facile de mobiliser pour les enjeux climatiques pour les générations futures, que contre les mesures qui tentent de préserver notre planète.

L’actuel gouvernement trébuche, une nouvelle fois, sur deux écueils : La justice sociale et la diversité des territoires. Le problème ne réside pas sur le principe d’une fiscalité écologique mais sur une méthode qui balaye l’absolue nécessité d’une justice sociale et méprise l’indispensable prise en compte de la diversité des territoires. Les français ne sont pas plus des « premiers de cordée » de la cause écologique que des « Gaulois réfractaires au changement » !

La fiscalité environnementale représente une absolue nécessité. Mais pour être acceptée la fiscalité doit être juste et adaptée.

Dr Hervé CAEL

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