Des enregistrement de déportés numérisés et rendus public

L'université d'Akron, Ohio, possédait des témoignages et chants de déportés des camps d'extermination. Leur trouvaille et une numérisation des données audio ont permis de rendre accessible ces archives en or.

Le psychologue David Boder arrive à Paris en 1946 pour garder trace des témoignages des prisonniers des camps. Il interroge alors plus de 130 personnes dans plusieurs langues différentes. Il enregistre également, à Hénonville, une commune de l’Oise, des chants yiddish. Ce sont ceux que les prisonniers entonnaient lors de leurs aller-retours entre dortoirs et travaux forcés.

Ces enregistrements sont stockés depuis 1967 dans les salles d’archives de l’université d’Akron, dans l’Ohio. Outre une erreur d’étiquetage qui a isolé les documents pendant des années, ceux-ci étaient enregistrés avec un matériel d’époque, incompatible avec les appareils d’aujourd’hui. Un long travail de numérisation a donc été nécessaire.

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David Boder utilisait un enregistreur à fil d’acier. Le Centre d’histoire de la psychologie Drs. Nicholas et Dorothy Cummings de l’université a lancé récemment lancé un travail de numérisation de 48 bobines récupérées, en 1967, sur les 200 enregistrées au total. Problème : ce type d’enregistreur n’existe plus, ou presque, un seul est encore disponible, mais trop vieux et désuet, il pourrait détériorer les bobines.

David Baker, directeur exécutif du Centre Cummings, affirme que son équipe a alors effectué un travail d’investigation sur eBay. Ils ont réussi à trouver un appareil en marche, et après un travail de rénovation, ils ont pu le relier à un ordinateur, et à une table de mixage, pour effectuer la numérisation des données audio.

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David Baker a annoncé que son équipe travaillait actuellement sur le reste des enregistrements.

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Jane Doe

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