L’Europe vers un model social plus avancé

Mercredi 26 avril, l'exécutif européen, représenté par Marianne Thyssen , commissaire aux Affaires sociales, a dévoilé son socle des droits sociaux. Plus concrètement, la Commission énonce que "tous les Européens doivent bénéficier d’un accès égal au marché du travail, avoir droit à des conditions de travail équitables et jouir d’une protection sociale adéquate" Un ensemble de 20 principes clés, qui s'articulent "autour du droit à l'accès au marché du travail, à des conditions de travail justes ou encore à la protection sociale". Une initiative inédite, prévue de longue date et destinée à répondre aux citoyens rejetant le modèle libéral de l'UE.

Le constat est là : le populisme se nourrit de la fracture sociale. La Commission fait donc "des propositions pour renforcer les droits sociaux de tous les Européens"- a affirmé Marianne Thyssen.

L’exécutif européen espère en outre lutter contre les inégalités notamment entre les hommes et les femmes, le dumping social et faire barrage aux discours populistes en façonnant des standards minimums valables partout.

Cette série de recommandations demeure cependant dépourvue de valeur législative : "En tant que tel, le pilier n’affecte pas les principes et les droits déjà existants", précise la Commission. "Mais il cherche à les rendre plus visibles et plus compréhensibles pour les citoyens" .

Le risque est que le socle se limite à la zone euro et non aussi aux pays de l’Est, où les standards sociaux sont plus bas.

Même si cela signifiera probablement d’aller vers une Europe à plusieurs vitesses, il y aura certainement un avancement général conséquent à un effet d’aspiration vers le haut.

En effet, plusieurs Etats membres "ne sont pas enthousiastes à l’idée de s’engager vers une intégration croissante à grande échelle". C’est pourquoi Mme Thyssen s’est dite prête à s’engager uniquement avec les pays qui le voudraient

source : Commission Européenne

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