Présidentielle:ce sera Macron vs Le Pen , débâcle de Fillon

En démocratie , il y a une règle de base : les électeurs ont toujours raison ! Emmanuel Macron ( 23,9%) et Marine Le Pen (21,4%) sont donc légitimés à s'affronter pour le deuxième tour qui déterminera le nom du futur président de la République. C'est le jeune et nouveau candidat qui a remporté le premier tour qui a crée la surprise, son mouvement politique est de récente date et lui-même en est à sa première campagne électorale. Son programme réformateur, qui fait fi du clivage droite/gauche, pour s'inscrire dans une logique de changement et progrès contre la conservation, a obtenu le soutien de plusieurs personnalités du monde politique et de la société civile et a fait centre dans l' électorat. C'est aussi la victoire des pro-Europe, un des axes forts du programme de Macron. Emmanuel Macron est largement favori pour le deuxième tour : il a déjà reçu le soutien de certains de ses adversaires éliminés, François Fillon, Benoît Hamon, et les sondages ( à chaud) lui donnent une large et confortable avance : 62 à 38%.

Marine Le Pen sauve sa place au deuxième tour au terme d’une campagne électorale qui l’a vu perdre plusieurs points en pourcentage par rapport aux sondages qui, au départ, la donnaient largement première avec un score du près de 30%. De l’avis générale , elle n’a pas su mettre une empreinte gagnante au delà de cliché de candidate du peuple et des patriotes. Des beaux slogans, mais s’en attribuer l’exclusivité renforce l’idée qu’il s’agit d’une posture et pas plus.

La défaite historique des Républicains est à la fois imprévue et logique : leur candidat avait remporté la primaire avec un score flatteur grâce à la mobilisation d’un électorat radical , réuni autour des thèmes pour lesquels François Fillon proposait des solutions clivantes. Mais si le voeux d’une minorité organisée , mobilisée, peut faire gagner une élection dans un périmètre restreint, le même voeux devient un handicap dans une élection générale où il faut rassembler plutôt que diviser pour brasser large.

De plus, François Fillon a été plombé par les "affaires" qui l’ont montré comme un personnage bien différent du bourgeois de province comme il aime se présenter.

Finalement, il s’est montré être un médiocre candidat, avec un programme conservateur inspiré par son premier cercle , qui au fur et mesure est devenu une mauvaise copie de celui de Marine Le Pen.

Sa contre-performance redonne tout son actualité à la définition de lui qui avait fait jaser au temps du quinquennat de Nicolas Sarkozi dont il fut le diligent premier ministre" : mon collaborateur. Comme quoi, collaborateur un jour, collaborateur pour toujours. Comment penser de devenir président de la République ?

Même s’il n’est pas arriver au bout de ses espoirs auxquels il avait commencer à croire, Jean-Luc Mélenchon est celui qui, après Emmanuel Macron, aura mieux réussi lors de sa campagne : bien sûr, sa réussite est surtout celle d’un acteur talentueux parce que son programme ne va pas au delà de quelques slogans, mais les gens ne préfèrent-ils pas le variété à la tragédie. Vieux histrion de la vie politique, le pseudo-révolutionnaire a joué sa partition à la perfection et en a tiré des avantages conséquents.

Il devrait reconnaître d’avoir eu la tâche facilité par la présence comme candidat de la gauche socialiste de Benoît Hamon, représentant des "frondeurs" qui ont passé leur temps pendant la quinquennat à mettre les bâtons dans les roues à François Hollande et à sa politique social-démocratique. Un candidat inodore et sans saveurs, d’une totale inconsistance, qui, de plus, a perdu en route la seule idée qui remplissait un carnet de campagne désespérément vide : le revenu universel.

Abandonné par une grande parti des dirigeants du parti qui lui on préféré Emmanuel Macron, il est resté soutenu par la soi-disant gauche du parti , un assemblage de penseurs SDF , juste bons à argumenter contre mais incapables de mettre ensemble des propositions logiques et soutenables dans la réalité des faits.

Pour en terminer, une note concernant les sondages : pour la première fois depuis plusieurs élections, cette fois-ci les sondeurs ne ce sont pas trompés, sinon à la marge.

Les prévisions qui ont évolué au cours de la campagne ont trouvé confirmation dans les résultats/estimations du vote de ce dimanche.

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