Hommage aux victimes des attentats de Nice

Ce lundi à midi se tenait l’hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet sur la promenade des Anglais. Les familles des disparus, des personnalités Niçoises, et de nombreux politiciens dont le Premier ministre Manuel Valls, étaient présents pour respecter cette commémoration qui ne devait être à la base qu’une minute de silence.

« Je veux remercier les 42000 personnes présentes sur la Promenade des Anglais pour cet hommage. » Ce sont les mots de Christian Estrosi sur Twitter. 42000 personnes étaient donc là, entre la plage de « Beau Rivage » et l’hôtel « Le Méridien », sur ce ruban de bitume surplombant la côte.

Les drapeaux des pays étrangers n’étaient plus affichés pour l’occasion, seuls plusieurs drapeaux français étaient en berne. La foule, elle, hissait des drapeaux niçois, des maillots de l’OGC ou de la « Selecioun. » L’ambiance était déjà silencieuse, très calme, une demi heure avant la minute de silence, prévu à midi.

Les familles des victimes, accompagnées de nombreux politiques comme Manuel Valls, Christian Estrosi, ou Marisol Touraine étaient là, au Monument du centenaire, lieu d’accueil de la cérémonie. Ses statues arboraient les écharpes noires, en hommage. Au coup de canon de midi, sous une chaleur fracassante, la minute de silence commençait. Elle ne durait pas. 20 secondes se sont écoulées quand des applaudissements retentirent dans la foule. Les gens ne voulaient pas se taire, ils préféraient exprimer leur soutien. La plupart ont continué, entonnant la Marseillaise, très suivie, puis très applaudie. Pour finir sur l’hymne local du Pays niçois : « Nissa la bella. » Le moment aurait pu être parfait, mémorable.

Sans ces fauteurs de troubles, difficiles à dénombrer, qui, avant même le refrain de l’hymne niçois, ont décidé de siffler, huer, invectiver les politiciens présents sur place. Ce n’était vraiment pas le moment. Évidemment que les récents conflits entre les politiques sont indécents. Qu’importe. La finalité de cette cérémonie devait être le respect, pas ces règlements de comptes. Ils n’étaient heureusement qu’une minorité. Mais des gens, qui venaient de perdre des membres de leur famille, étaient là pour se recueillir simplement. Malheureusement, c’est dans cette ambiance d’incompréhension que la cérémonie s’est achevée.

Thibault Bourru.

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