JO de Rio : un bilan largement positif et des Jeux 2024 à Paris en vue.

Le sport français avait envoyé à Rio sa plus importante délégation d’après-guerre pour des Jeux olympiques d’été, et il peut à présent communiquer sur un autre record : celui du nombre de médailles remportées en une seule édition. 42. Soit 10 récompenses en or, 18 en argent, 14 en bronze.

Abstraction faite de l’année 1900 à Paris, c’est davantage que pour n’importe quelle édition des Jeux, le précédent record d’après-guerre datant de Pékin (41, en 2008). Et « cela souligne une qualité d’ensemble », se félicite Denis Masseglia, le président du Comité national olympique sportif français.

Denis Masseglia a voulu mettre en avant « un bilan plus que positif » pour les 395 sportifs français, la proverbiale « magie des Jeux » ayant une fois de plus opéré. Ainsi donc, les Jeux bringuebaleraient toujours « leur lot de surprises, mais aussi « leur lot de frustrations » où les performances des uns et des autres échappent à « la rationalité » des pronostics - des « potentialités », selon le vocable choisi.

Le secrétaire d’Etat aux sports Thierry Braillard, sous peine d’un dissensus, pouvait difficilement faire autre chose que de s’associer « aux louanges » collectives.

Pour prévenir tout procès en optimisme béat, Thierry Braillard a toutefois évoqué un développement inégal selon les sports : quinze fédérations sportives ont rapporté des médailles à la France cet été, treize autres repartant bredouille.

Autre « enjeu majeur de développement », la pratique féminine de haut niveau. Là où d’autres pays dépendent surtout du sport féminin, la France a remporté seulement un quart de ses médailles (28 %) grâce à des sportives, fait remarquer Thierry Braillard.

Qui appelle désormais, au mois d’octobre, à l’organisation « d’états généraux du sport de haut niveau » en France.

L’idée étant de « transformer l’argent en or » aux prochains Jeux Tokyo, en 2020, et d’accéder grâce à cette alchimie à la 5e place du classement des nations. En attendant, les Français quittent Rio à la 7e place générale.

Et avec l’envie redoublée, selon Denis Masseglia, d’« accueillir le monde entier » à Paris si la ville obtient la candidature de l’édition 2024.

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