Journée nationale à la mémoire des victimes de la déportation

Ce dimanche était le jour de la commémoration à la mémoire des victimes françaises des crimes racistes et antisémites perpétrés lors de la seconde guerre mondiale en présence des autorités civiles et des associations cultuelles concernées.

Huit gerbes de fleurs ont été disposées, sous la plaque commémorative en mémoire des victimes des déportations de la seconde guerre mondiale, entre autres par le Consistoire de Nice, la mairie, la préfecture, la région sous le nom de Christian Estrosi, et le département, représenté par Éric Ciotti.

Une cinquantaine de personnes sont venues sur le quai de la gare pour rendre hommage aux victimes, dans une atmosphère pesante pour la capitale azuréenne.

L’ambiance solennel est amplifiée par la tuerie atroce qu’a subi la ville, le soir du 14 juillet. Les lunettes noires et les chapeaux sont de mises. Le silence est d’une éloquence telle, qu’il permet de comprendre tout de suite la situation.

Les esprits sont perturbés et occupés par ce qui s’est passé sur la promenade des Anglais, mais tous gardent en tête et se remémorent ce qu’ont subi ces 554 juifs le 31 août 1942, habitant les Alpes-Maritimes, les Basses Alpes, et Monaco, arrêtés sur ordre de Vichy et livrés à la Gestapo à Auschwitz par voie ferroviaire, en faisant une halte à Drancy en zone occupé.

Cette rafle n’était, malheureusement, que la première d’une longue série. Du 10 septembre 1943 au 30 juillet 1944, 3000 juifs, dont 300 enfants, ont subi le même sort. Moins de 3% ont survécu.

L’émotion est palpable sur chaque visage des participants et c’est dans ce contexte que s’est déroulé cette cérémonie.

Thibault Bourru

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