L’ancienne caserne Lympia réhabilitée en espace culturel

Déjà propriétaire du pavillon de l’horloge, le Département a acquis la caserne Lympia le 25 octobre 2012 pour 290 000 €.

Ce sera donc un espace culturel avec : dans l’ancien bagne, d’une surface d’environ 230 m2, la mise en place d’une galerie d’exposition ; sur le toit terrasse, la possibilité de faire un espace de réception mais également d’exposition d’œuvres monumentales ; enfin, dans le pavillon de l’horloge, la création d’un espace d’exposition complémentaire.

Le site pourra être mis en service dès le 20 décembre tandis que l’aménagement prévu des salles d’exposition dans le pavillon de l’horloge sera terminé au 1er trimestre 2017.

Les Alpes-Maritimes disposeront ainsi d’un espace de prestige qui aura vocation à proposer une offre culturelle originale, éclectique et de grande qualité, mettant en valeur son immense patrimoine.

La première exposition qui se tiendra dans la future salle d’exposition des galères s’inscrira dans cette démarche.

Celle-ci mettra à l’honneur le regard du célèbre photographe de presse niçois Raph GATTI.

Un bijou de notre histoire

Il s’agit du plus ancien bâtiment du Port de Nice. Il est donc lié à l’histoire de la cité et de son comté, et à la maison de Savoie qui est à l’origine de sa construction.
C’est en 1749, que le roi de Sardaigne, duc de Savoie et prince du Piémont Charles-Emmanuel III décide de creuser un port de commerce à Nice dans un site marécageux près de l’embouchure du torrent Lympia. L’ouverture aux navires marchands se fait le 22 novembre 1752.
Créé dans la foulée, l’édifice est avant tout un môle, un entrepôt et un atelier de réparation avec des voutes suffisamment larges pour y entreposer des matériaux ou des machines.
En 1802, il est transformé en bagne par les Français et le restera sous la bannière Sarde jusqu’en 1850.
À partir de 1826, la monarchie sarde réalise d’importants travaux pour améliorer les conditions de vie des forçats et de leurs gardiens :
En 1862, l’administration française reprend le bâtiment et en fait une prison, jusqu’en 1887.
C’est la deuxième prison de Nice après le Sénat. Il s’agit d’une maison de correction pour des peines de moins d’un an. Hommes et femmes y sont incarcérés.
Le port avait alors la configuration qu’on lui connaît jusqu’en 1981. Il est devenu par la suite un port de plus grande dimension avec la création d’un grand bassin pour accueillir les cars ferries à partir des années 70.
Le 16 septembre 1943, les façades et la toiture ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des

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