L’association Alpes-Maritimes Fraternité venu se recueillir au kiosque à musique

Une semaine après l’attentat qui a frappé la ville de Nice, l’association « Alpes-Maritimes Fraternité » souhaitait, en ce jeudi 21 juillet, déposer des gerbes de fleur en mémoire des victimes. À l’image de nombreuses personnes déjà venues se recueillir au kiosque à musique du jardin Albert Ier depuis dimanche. Le président de la région et de la métropole, Christian Estrosi, était présent.

L’association « Alpes-Maritimes Fraternité » est une instance de concertation, entre toutes les religions, qui regroupe l’ensemble des cultes présents au sein de la ville de Nice et du département. Elle regroupe également différents groupes politiques participant aux conseils municipaux. Elle a décidé, ce jeudi, de réunir chaque confession : juive, musulmane, chrétienne, pour se rassembler devant ce kiosque à musique, lieu devenu symbolique depuis quelques jours.

Avant leur arrivée, l’ambiance est solennelle, calme. Les visages sont fermés pour la plupart, sauf pour quelques uns, décomposés, attérrés, trop fatigués d’avoir tant pleuré depuis des jours.

Nombreux sont ceux qui sont passés déposer un cadeau, « pour vous, là-haut » : des peluches, des coloriages, des bougies, des messages manuscrits, des drapeaux, des fleurs… L’enfance y est omniprésente. L’image est forcément représentative du drame. Beaucoup… Trop d’enfants ont péri.

Ces présents remuent l’esprit de tous cette après-midi. Les messages adressés aux personnes décédées durant le drame véhiculent de lourdes émotions. Le centre du kiosque, surélevé par rapport au parc, amplifie ce sentiment. Son architecture en cercle place les visiteurs au centre des hommages, comme si l’émoi se réverbérait, à l’infini.

Les membres de l’association sont entrés dans ce lieu, à l’image de ses occupants, silencieusement, émus. Puis, pour eux, des minutes d’immobilisation et de recueillement ont suivies, tête baissée, sans un bruit, face aux gerbes disposées du côté de la Prom’.

Malgré le faible amas de curieux autour, leur présence ne changeait rien à l’ambiance, ou à la préoccupation des personnes venues simplement rendre hommage aux défunts. Ce n’était pas leur but. Ils n’en ont pas trop fait. Ils étaient simplement là, au kiosque à musique, dans un but semblable à tous. Le recueillement.

Thibault Bourru.

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