L’émission télé "Cash Investigation" accuse sur le dossier du Grand Stade de Nice. La Marie répond : tout est faux !

La Grand Stade de Nice, c'était son nom à l'origine, avait déjà fait couler beaucoup d'encre sur son utilité, son financement et sa construction. Les données sont connues et à plusieurs reprises, elles ont fait l'objet de débats dans les hémicycles du Conseil Municipal et Métropolitain ainsi que de nombreux articles de presse.

Trois ans après son inauguration, l’équipe de "Cash Investigation" a voulu reprendre le dossier sous forme d’acte d’accusation contre son maire de l’époque Christian Estrosi, par ailleurs toujours aux manettes (par personne interposée) de la politique de la ville même après sa démission.

Le style un peu variété et un peu commissaire Colombo n’est certainement celui qu’il fallait pour traiter un dossier si complexe, compliqué et délicat.

A écouter ses auteurs, il s’agirait d’une opération opaque et dont le coût serait différent par rapport à celui annoncé publiquement : 372 M€ contre les 243 M€ (moins 69 M€ de subventions publiques.

Vue la différence, il y erreur quelque part !

Ce qui intrigue le plus dans l’émission, c’est l’interview du président de la Cour Régionale des Comptes, Louis Varneraud, qui a donné, de manière explicite, l’impression de valider la thèse du journaliste de l’émission.

On sait que les conclusions du rapport de la CRC avait défini "contestable" le montage de l’opération en partenariat Public Privé avec le groupe Vinci qui a financé la construction et en assure la gestion contre une redevance de la part de la ville pour la durée de la concession (27 ans et 5 mois).

Là encore on assiste à un ballet des chiffres : 12 M€ par an suivant Cash Investigation, 8 M€ pour la ville.

Le Parquet National Financier était intervenu et séquestré une riche documentation afin de vérifier si les procédures d’assignation de cet investissement, le plus important après la ligne est-ouest du tramway, avaient été suivies selon le code des collectivités.

A ce jour, aucune conclusion n’a encore été communiquée.

On verra bien si cette émission aura tout simplement fait du bruit ou si elle sera le levier pour relancer un dossier que l’on pensait catalogué au rang des affaires classées.

D’ailleurs, il n’est jamais trop tard pour connaître la vérité, si vérité il y a.

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