L’Université de Nice à la traîne dans un classement international

Le facteur numéro 1 de la société du futur (comme celle du présent ainsi que de celle du passé) est la formation du capital humain, le patrimoine intangible qui est à la base du développement de la race humaine.

Dans un monde globalisé , c’est la formation supérieure ( université et recherche) qui en est le point focal , le levier qui assurera le succès ou moins d’un pays, et l’attractivité ou moins d’un territoire et des mégalopoles qui seront les vraies protagonistes.

Pour cette raison la réputation et qualité reconnue d’une université devient un des facteurs cruciaux : être un centre d’excellence est synonyme d’ internationalisation et d’attractivité.

Les clers du Moyen-Age n’ ont été à l’origine de la Renaissance et de l’essor des villes : pouvons-nous imaginer la Paris du XIIè siècle sans la Sorbonne ? et de ce jours , Silycon Valley sans Stanford ?

C’est pour cela que les classement annuel des universités établis par différents instituts de recherche ne sont pas la Bible mais restent tout de même des indicateurs importants.

D’une certaine manière on pourrait les comparer aux ratings que les agences de notation attribuent à la solidité financière d’un état ou d’une société et qui est pris en compte dans le monde de la finance dans le cadre des transactions.

Une sorte de thermomètre qui mesure l’état de santé et dont l’importance n’est pas tellement la mesure des indicateurs de performance mais la comparaison entre les notés.

Hier QS° a publié son 2016-7 Ranking et ce classement+ a confirmé les résultats de ces dernières années : c’est toujours le fameux MIT ( Massachusset Institute of Technologie ) qui reçoit la palme d’or, suivi sur le podium de Stanford et Harvard.

Le premier européen est l’Université de Cambridge , la cousine-rivale Oxford la suivant à la 6è place.

La seule université non anglo-américaine parmi le Top 10 est l’Institut Polytechnique Fédérale de Zürich ( Suisse).

Très intéressant, la position de l’Université Nationale de Singapour ( 12è), première en Asie. A le lire, on comprend mieux pourquoi cette ville-état de 5 millions d’habitants joue dans la cors des grands en beaucoup de domaines.

Deux universités françaises sont classées parmi le top 100 du cru 2016 : l’Ecole Nationale Supérieure ( ENS) qui est 33è et Polytechnique ( 53è). Pas de quoi baver...

Et Nice , direz-vous ? Et bien, malgré les efforts, UNS est loin derrière, classée dans la tranche 601-650. Pas de quoi en être orgueilleux , même si deux classements partiels, Mathématiques ( 201-250) et Sciences Naturelles ( 349) montrent un visage moins morne.

Le nombre des universités prises en compte et notées par cette étude analytique étant de 900, on pourrait estimer que UNS est à deux tiers du chemin et que le verre est à demi plein.

Mais si on peut se contenter d’une " aurea mediocratis" , n’est-il pas mieux de "itur ad astra" ?*

° Quacquarelli Symmonds, un cabinet spécialisé de renommée mondiale

+ basé sur 6 indicateurs de performance

* aller vers les étoiles ( Virgile, Eneide)

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message