La gratuité des transports peut-être une réponse à la pollution ?

Le nouvel épisode des pics de pollution pose, à nouveau, la question de la gratuité des transports.

Celle-ci n’est envisagée qu’une fois les seuils d’alerte dépassés. Cette pollution, liée à la stagnation de particules fines dans l’air, constitue un véritable danger sanitaire pour notre société. La France comptabilise au minimum 30 000 morts par an ayant pour cause l’action négative des microparticules et les chiffres avancés concernant les coûts de cette pollution sont de l’ordre de 100 milliards d’euros.

Si la gratuité des transports en commun est utilisée comme réponse lors de pics de pollution comme ceux que nous subissons actuellement en France, c’est que la solution est véritablement pertinente pour favoriser l’usage des transport collectif et faire baisser les taux de particules fines et les émissions de Gaz à effet de serre.

Par conséquent, si nous voulons lutter contre la pollution, la gratuité des transports en commun doit être un objectif.

Cette solution, accompagnée d’un développement de l’offre de transport, de la diversification des modes de déplacements (vélo, marche, bus, train, tram…), de la mise en œuvre d’une véritable intermodalité permettrait de rendre nos villes plus respirables. La gratuité répond aux questions de développement durable et permet de réintroduire dans le droit aux transports les notions d’égalité et de solidarité.

La gratuité représente un investissement. Par exemple, de l’ordre de 50 millions d’euros par an pour la Métropole Nice Côte d’Azur, mais elle induit des économies en réduisant le nombre de journées perdues dans les embouteillages, des économies en terme de santé publique et d’amélioration de la qualité de vie.

Pour lutter véritablement contre la pollution, l’avenir pour notre société est de tendre vers la gratuité et de renforcer l’utilisation de tous les modes de transports

Robert Injey, PCF-Front de gauche Nice

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