Lancement de la campagne préventive contre la contrefaçon

La campagne de sensibilisation estivale aux conséquences de la contrefaçon de l’Union des Fabricants (UNIFAB) a été lancée ce mercredi matin à l’Hôtel de ville de Nice, en présence de son président Christian Peugeot, du maire de Nice Philippe Pradal, et de Marie Catherine Kuntz, directrice adjointe des douanes de Nice.

Soutenu par une centaine d’étudiants formés pour la prévention contre les produits contrefaits, l’UNIFAB a donc lancé cette campagne s’étalant du 11 juillet au 15 août pour prévenir et conseiller les e-consommateurs pour qu’ils évitent les pièges de la contrefaçon offerte massivement sur internet.

D’après Christian Peugeot, la contrefaçon est, depuis une dizaine d’année, industrialisée par les groupes de crime organisé, profitant et finançant même des groupes terroristes. « Les frères Kouachi étaient des contrefacteurs de produits sportifs. »

Cette industrialisation permet « par le biais des nouveaux moyens de distribution comme internet, d’arroser le client de produits contrefaits, il est de ce fait trompé sur leur nature. Les nouveaux sites internet font « vrais » et sont attractifs, il faut donc remédier à cela. »

Les équipes de l’UNIFAB parcourront cet été les plages et marchés du sud de la France, du Pays Basque à la Côte d’Azur, en proposant toute sorte de conférences ou distributions de tracts marqués du slogan : « Vraies photos, faux produits : attention à la contrefaçon sur internet. »

Le maire Philippe Pradal, expert-comptable et commissaire aux comptes de son état professionnel, s’investit grandement dans cette cause et il l’avance : « La contrefaçon tue. » Car aujourd’hui le sujet n’est plus simplement du fait du manque à gagner et des marges exceptionnelles ratées par les grandes marques de luxe, il va bien au-delà. La contrefaçon pose un problème de sécurité et sanitaire. Outre le financement du terrorisme, les principales saisies de contrefaçons, au niveau national, effectuées par les services douaniers en 2015 s’élevaient à 7,7 millions de produits dont 173.000 faux médicaments.

Marie Catherine Kuntz est en poste à la douane niçoise. Son service a déjà intercepté 21.000 produits depuis le début de l’année 2016. Pour elle, les services réglementaires doivent progresser en terme de contrôle sur internet et du « darknet. »

Ce dernier étant une sorte d’internet privé, accessible pour quelques personnes physiques. Car dans les autres réseaux de distribution, la pêche est bonne : « 40% des colis postaux et de « fret express » contiennent des contrefaçons. »

Dans l’actualité, son service a déjà récupéré près de 4.000 articles contrefaits en rapport avec l’Euro 2016. « C’est une lutte sans relâche et nous l’effectuons avec rigueur et constance. »

Thibault Bourru

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