Le Conseil Départemental approuve pour 2017 un budget "volontariste"

Séance marathon au Conseil Départemental pour l'approbation du budget 2017 où l'écrasante majorité de droite confine l'opposition à un rôle décoratif. Alors que faire pour exister ?

Prendre la parole sur un maximum d’arguments sachant qu’on empêchera pas la délibération d’ être votée mais, au moins, on aura fait remarquer son désaccord.

Le conseiller Jean-Raymond Vinciguerra s’en est donné à coeur joie, avec des argumentations non sans intérêt et parfois mettant le doigt là où ça fait mal.

Sympathique, mais pourquoi critiquer d’abord, et voter "pour" après ?

Au delà de ces faits marginaux, le seul moment de tension a été l’empoignade verbale entre le président Ciotti et le conseiller communiste Tujague suite aux déclarations du premier concernant l’accueil des mineurs non accompagnés que le département accueillent dans des structures réservés.

Le président Départemental, qui fait état de 207 mineurs en sensible augmentation, accuse les organisation "d’extrême gauche" d’être au coeur de cette situation par idéologie appellant les forces de l’ordre a y mettre fin et la justice a sanctionner les coupables.

Le maire de Contes dénonce la violence des paroles d’Eric Ciotti qui est arrivé à définir "délinquants" ( "des gens honnêtes et responsables "pour lui ) les militants humanitaires/passeurs et fait appel à la solidarité envers " ces migrants mineurs fuyant la guerre et qui se trouvent dans la plus profonde détresse morale et physique".

Deux conceptions s’opposent et aucune synthèse n’est possible.

Concernant le sujet principal de la séance, Eric Ciotti est resté dans le sillon des années précédentes, à savoir " un budget de rigueur et de bonne gestion, de reconstruction, de relance et de solidarité" . C’est tellement bien dit ...

Pour en arriver là, le département poursuivra sa stratégie : désendettement , maîtrise de la fiscalité directe locale, maîtrise des dépenses de fonctionnement.

En clair, le produit de la vente de la participation dans la société des Aéroports de Nice dans le cadre de sa privatisation ira pour la moitié à la diminution de la dette (stock à 826,9 M€ et, de fait, en diminuera le service annuel (intérêts : - 1,5 M€).

Pas d’augmentation de la fiscalité ( le taux de 4,5% étant déjà au plancher maximal) et contrôle des dépenses de fonctionnement (938 M€) grâce à la compression des effectifs ( -477 agents à fin 2016) et à l’incrémentation des jours de travail (+14 jours travaillés de plus ou non travaillés en moins) .

Après cet accord qui a augmenté de fait le nombre des effectifs , Eric Ciotti , grâce à la bonne entente avec le syndicat "maison" SIAT qui est majoritaire , veut aller encore plus loin : s’attaquer à l ’absentéisme, une des plaies de la fonction publique. Comment ? Les agents les plus méritants ( et plus présents...cela va sans dire !) pourront recevoir entre 700 et 1400 euros annuels à titre de prime.

L’enveloppe pour les investissements sera de 216 M€ qui ne se dépare que marginalement de celui de l’année en cours.

Côté dépenses, l’enveloppe la plus importante va naturellement aux dépenses sociales sous les diverses formes qui sont prévues et qui restent pratiquement stables.

La plus connue ou au moins discutée est celle dénommée RSA. Les allocation versées aux bénéficiaires en 2017 sont prévues à hauteur de 134 M€ (contre 141 M€ estimés en 2016), soit 6,5 M€ de moins.

Eric Ciotti en revendique le mérite, grâce à son action anti-fraude et à l’efficacité des dispositifs d’insertion et retour à l’emploi : -6,5% contre 2,5% au niveau national.

Au moment du vote , le groupe d’opposition "rouge (écarlate) " Francis Tujague et sa silencieuse collègue Valérie Tomasini "condamnent sans réserve cette politique" et "une gestion frileuse et à court terme" qui ne va pas dans le sens d’une forte relance de l’investissement et de la dépense sociale. Vote contre.

Celui rouge (pompei) et vert composéde Marie-Louse Gordon et Jean-Raymond Vinciguerra auraient préféré qu" une partie des recettes en augmentation soient affectées aux dépenses sociales" et déclarent leur opposition " à la poursuite des économies à tout prix par la destruction massive des emplois".qui , à leur dire , " ne permettra plus une qualité du service public".

Eric Ciotti dénonce à son tour, la "posture" idéologique de l’opposition de gauche et revendique son pragmatisme dans la gestion du département.

Puisque c’est lui qui a le soutien d’une écrasante majorité...

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