Le Haut-Commissariat de l’ONU stigmatise les décrets anti-burkini

Les arrêtés municipaux anti-burkini risquent d'avoir un effet boomerang sur l'attractivité du littoral azuréen à l'international.

Le premier coup du semonce avait été tiré par un éditorial du New York Times : " après les interdictions du burka, du voile à l’école, ainsi que des règlements sur la longueur des jupes des écoliers, le problème durable de la France avec la tenue des femmes musulmanes a pris l’allure d’une farce".

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a fait suite , ce mardi 30 août, saluant la décision prise par la justice française de mettre un coup d’arrêt à l’interdiction du burkini, estimant que les arrêtés pris contre cette tenue vestimentaire alimentaient la « stigmatisation » des musulmans.

« Ces décrets n’améliorent pas la situation sécuritaire ; ils tendent au contraire à alimenter l’intolérance religieuse et la stigmatisation des personnes de confession musulmane en France, en particulier les femmes », a fait savoir le bureau de Haut-Commissaire dans un communiqué.

D’après l’agence onusienne, selon les standards internationaux des droits de l’homme, les limites à la liberté de toute personne de manifester sa religion ou ses convictions, y compris par le choix de tenues vestimentaires, « ne sont autorisées que dans des circonstances très limitées, y compris pour la protection de la sécurité publique, l’ordre public, la santé publique ou la morale ».

Il faut dire que certains communes , en motivant l’arrêté pour des raisons " de sécurité et d’hygiène’ avaient été particulièrement maladroits.

De plus, en vertu du droit international des droits de l’homme, les mesures adoptées au nom de l’ordre public doivent être appropriées, nécessaires et proportionnées, rappelle le communiqué.

Quatre policiers engagés pour interpeller une femme couverte ( et même pas avec un burkini) sur la plage de Nice ( une photo qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux) montre que trop de zèle est contre-productif.

Avec cette publicité négative, le plan de relance d l’image de la Côte d’Azur promu et lancé par la Comité Régional de Tourisme risque d’avoir du plomb dans l’aile.

Décidément cette obsession sécuritaire risque d’avoir un double effet négatif : elle ne sert à rien et donne une mauvaise image du territoire.

Honnêtement , il fallait y penser pour obtenir un tel résultat !

Les acteurs économiques qui se sont pressés pour demander des aides publiques après l’attentat du 14 juillet n’ont rien à dire ?

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