Le nouveau Préfet a pris ses fonctions : la pluie lui portera-elle bonheur ?

Le nouveau Préfet des Alpes-Maritimes Georges-François Leclerc a pris ses fonctions en se rendant au Monument aux Morts à Rauba Capeu sous une pluie battante. Un geste en dehors des célébrations officielles mais pas anodin : Nice est toujours dans l'année de deuil suite à l'attentat du 14 juillet.

Les élus, en tout premier lieu Christian Estrosi qui faisait les honneurs de la maison, et autres représentants associatifs et de la société civile étaient bien présents pour ce premier acte du successeur d’Adolphe Colrat.

Dans son allocution au Palais Préfectoral, le préfet Leclerc s’est voulu modeste : "Qui suis-je ? Comment suis-je ? Ce que je veux faire ? Les éléments presque académiques des mots d’arrivée d’un préfet, les questions auxquelles tout préfet a l’habitude de répondre quand il arrive… "je n’y répondrais pas, car j’aime à être jugé sur les actes et non sur les proclamations" a-t-il affirmé devant une assistance attentive.

Pour se limiter à adresser un salut formel à son prédécesseur et exprimer "son envie de découvrir toutes les dimensions de ce département dont, avec les élus, je vais m’employé à incarner l’unité : la montagne, le littoral, Nice, Antibes, Grasse, Cannes, Menton, les entreprises, les industries, le monde agricole, les institutions cultuelles, tous les éléments de ce département fascinant et tous les éléments constitutifs de son génie.".

De beaux propos oecuméniques, auxquels il faut intégrer la conclusion : "j’aime à me définir comme un homme humble, mais comme un préfet fier".

Une simple expression ou un message subliminal ?

Agé de 50 ans, énarque passé par Sciences Po, Georges-François Leclerc, est plutôt vu comme un homme de droite, proche de Nicolas Sarkozy, même si dans ses fonctions il a toujours insisté sur l’impartialité de l’Etat.

Les grandes étapes de sa carrière débutent par le cabinet de la Ministre de l’écologie et du développement durable dont il est directeur adjoint en 2002. Il est ensuite chargé de mission auprès de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi en 2004.

Puis, en 2007, il devient le sous-directeur de l’administration générale et des finances à la direction de l’administration de la police nationale.

Suit un passage comme conseiller de Roselyne Bachelot, ministre des Sports et de la Santé puis en 2010, première entrée en préfectorale comme préfet de l’Aude, avant d’être Directeur adjoint du cabinet de Claude Guéant.

Puis, retour en préfectorale, comme préfet du Gard en mai 2012 et préfet de Haute-Savoie en juillet 2012.

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