Le tunnel du chantier du tram-métro relance la polémique

On pensait le problème aux archives avec le chantier du tunnel en plein travaux mais il a suffit d'un petit signal (des fissures sont apparues le 25 octobre dernier sur la façade du Théâtre de la Photographie et de l'Image comme dans les appartements situés au dessus et elles se sont agrandies de 7 mm depuis) pour que l'alarme soit donnée et que les oppositions à ce projet - battues politiquement et juridiquement dans les différents recours - gonflent à nouveau la poitrine et repartent à l'attaque : "On vous l'avait dit" clament-ils.

Une expertise a été demandée à la société en charge des travaux, dans cette attente les travaux sont (plus ou moins) sous surveillance.

A l’heure actuelle aucune conclusion ne peut être tirée sauf celle qui semble la plus évidente : malgré l’emploi des technologies de pointe, creuser un tunnel signifie créer des secousses dans le terrain et les propager autour. C’est le principe même des tremblement de terre, à la une ces temps-ci dans la voisine Italie.

Après, tout dépend de l’état des constructions qui sont touchées : sont-elles solides à défaut d’être anti-sismiques ?

Si toute précaution doit être prise en compte, on ne va pas arrêter un ouvrage public de cette taille pour une fissure ou des fissures murales plus ou moins grandes.

Dans ce cas, la situation doit se transférer sur le terrain des assurances et de la prise en charge des dégâts afin d’éviter le cas classique de faire dégénérer la situation en contentieux longs et compliqués où chacun essaie d’en tirer profit. Les assureurs cherchant la petite bête pour ne pas payer ou déchargeant la responsabilité sur les sociétés des travaux qui, à leur tour, font de même avec les sous-traitants...

Les indemnisés en profitant aussi parfois pour se faire rembourser d’autres dégâts qui n’ont rien à voir comme quand on va chez le carrossier pour faire réparer une éraflure en espérant se faire payer une voiture remise à neuf !

Dans les travaux publics, il y a des contraintes techniques qui comportent des risques réels qu’une communication pressante et le street art sur les chantiers ne peuvent pas détourner totalement.

Alors, Monsieur le Président de la Métropole , gare aux subterfuges ! Et Mesdames et Messieurs les opposants, n’allez pas en quêtes d’improbables revanches en vous engouffrant dans cette... brèche.

Patrick Allemand et Paul Cuturello ont demandé la transparence et la necessité de porter à la connaissance des élus les conclusions des experts. Dans cette attente , la suspension immediate et provisoire des travaux.

Jacqueline Boy-Mottard et Marc Concas ont conseillé aux propriétaires de bien faire constater par un expert la situation avant et après le passage du tunnelier

Fabrice Decoupigny et Juliette Chesnel-Leroux demandent la mise en place d’un bureau d’assistance pour le suivi d’assurance

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