Les niçois n’ont pas oublié " leur" Catarina Ségurana, figure patriotique et identitaire

Les peuples se nourrissent de légendes et les niçois ont la leur, Catherine (Catarina en niçois) Ségurane ...

L’histoire (?)* nous raconte la vie d’une lavandière qui vécut au XVIe siècle et s’illustra lors du siège de Nice de 1543. Figure emblématique du Pays niçois, elle est l’expression d’un fort sentiment patriotique et identitaire.

Vrai ou pas, chaque année les autorités lui rendent hommage en déposant une gerbe à la plaque en son honneur devant l’église de Saint Augustin (là où fut baptisé Giuseppe Garibaldi, un héros... un peu plus crédible).

Même l’église reconnait en Catarina Ségurana une héroïne. Une fonction religieuse a été célébré par le vicaire épiscopal en présence des associations locales qui , après la fonction, on permit aux présents de profiter de leur talent artistique dans une atmosphère festive et conviviale.

* L’histoire raconte : 15 août 1543 : le château de Nice et la ville sont sous le feu de 120 galères franco-ottomanes placées sous le commandement de Barberousse et sorties dès les premières heures du matin de la rade de Villefranche. Sur terre, quatre batteries ciblent la ville. Dans le même temps, les troupes franco-turques donnent l’assaut à la porte Pairolière (située au sud-ouest de l’actuelle place Garibaldi) puis à la tour Sincaïre.

Les soldats turcs parviennent à se hisser jusqu’au sommet de la tour et l’un d’entre eux agite en signe de victoire un étendard vert frappé d’un croissant d’or. D’autres sources indiquent qu’il s’agit d’un drapeau rouge avec un croissant d’or.
Le soldat se dirige pour le planter sur le rempart quand Catherine Ségurane, en pleine fureur et poussant un « cri sauvage », surgit, entraînant derrière elle quelques soldats.
Elle brandit son battoir à linge avec lequel elle assène un coup violent sur la tête du janissaire.
Elle lui arrache alors son drapeau, en brise la hampe et en déchire le tissu.
Enfin, elle jette l’étendard mis en pièces, en signe « de bravade et de mépris ».

Certains ouvrages parlent de plusieurs combattants turcs assommés à coups de battoir par Catherine Ségurane puis repoussés en bas des remparts. Tous notent qu’elle parvient à galvaniser la résistance niçoise.

Même si la ville se retrouve par la suite ravagée par les assaillants, le château, lui, résiste jusqu’à l’arrivée des troupes du duc de Savoie Charles III, le 9 septembre 1543, qui délivre les Niçois en provoquant le départ précipité de l’armée franco-turque.

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