Les opposant à la ligne souterraine du tramway ne baissent pas les bras

Les jeux sont faits, comme on à l'usage de dire dans de tels cas. Toutes les délibérations ont été adoptées et validées par les autorités de contrôle. Les travaux ont bien commencé et sont en cours de préparation avant leur commencement effectif.

Mais, ce n’est pas pour autant que les opposants au tram version souterrain ont baissé les bras.

A la veille du démarrage annoncé des travaux de percement des puits d’entrée du tunnelier, rue Ségurane, un campus de rentrée « Non au tram en souterrain » réunissant les acteurs engagés de la mobilisation pour un autre projet de ligne 2 du tramway, s’est déroulé avec la participation d’experts.

Me Jacques Peyrat, ancien maire de Nice , est revenu sur l’histoire de la concertation publique de 2007 sur l’extension du réseau de Tramway par la réalisation d’une ligne Ouest-Est qui comprenait plusieurs variantes dans le secteur de l’hyper-centre.

Le conseiller municipal et métropolitain Gaël Nofri s’est attelé a l’analyse du montage financier du projet et de la menace d’un endettement sur plusieurs décennies qu’il implique. Le conseiller municipal d’opposition a mis le doigt sur le coût supplémentaire du projet estimé à 260 millions d’euros et à son financement.

Il semblerait que pour ne pas alourdir l’endettement de la Métropole , Christian Estrosi mise sur un PPP ( partenariat public privé) comme déjà il a fait pour le projet Grand Stade (aujourd’hui Allianz Riviera) ?

Cependant cette pratique, qui permet de transférer les coûts de l’investissement au fonctionnement n’est autre qu’un escamotage technique : d’une manière ou d’une autre les dettes devront être payées et le partenaire du partenariat veut, bien évidemment, y trouver son compte.

Cet aspect du dossier fera sans doute l’objet d’une rude discussion politique quand il sera présenté à l’approbation des instances délibératives.

Le Professeur de Géologie, Eric Gilli a évoqué les dangers potentiels suite aux creusements du sous-sols et Eric Fontolliet, architecte a parlé d’une radiographie des stations souterraines et leur impact sur leur environnement.

Enfin, Laurent Guibert, chef d’entreprise, a alerté sur les conséquences juridiques et humaines des dommages sur les biens, hypothèse, selon lui, qui s’annonce probable compte tenu de l’ancienneté de certains bâtiments en proximité du parcours.

La suite ? Les promoteurs souhaitent la création d’une association ouverte à tous les opposants à ce projet mais également ayant le rôle d’informer et supporter tous ceux dont les biens sont directement menacés.

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