A8 à 90 à l’heure : pourquoi ne pas chercher une solution pragmatique au lieu de la surenchère populiste ?

Ce lundi prendra effet la décision préfectorale de réduire le limite de vitesse entre Cagnes sur Mer et Saint-Laurent de l’A8.

Le Préfet Leclerc a bien expliqué que cette décision dérive de le refus de la société concessionnaire Escota de mettre en place des systèmes de « régulation dynamique » du trafic permettant de fluidifier la circulation en fonction de l’état réel et instantané du trafic. Au mieux, d’en assumer le coût, estimé à 3 millions d’euros.

Cette situation a fait déjà couler beaucoup d’encre et de bruit suite aux réactions des conducteurs de voitures et motos.

Bien sur, on pourrait se demander pourquoi préférer une circulation "stop&go" à une autre plus fluide même s’il faut mettre 44 secondes de plus pour parcourir les 4 kilomètres de la portion du tronçon en question.

Le bon docteur Freud n’étant plus là pour nous aider à comprendre, quoi de mieux que jeter le chapeau encore plus haut pour en tirer profit en terme de propagande politique ? Le populisme n’est-il pas le plat à la mode ? Demandez et vous serez servis !

"Je dénonce avec fermeté cette situation prenant en otage les azuréens qui n’ont aucun autre choix que d’emprunter cette autoroute et sont pris pour des vaches à lait. Une autoroute payante à 90km/h est un cas unique en France, en Europe ; c’est inacceptable !" a tonné le président du Conseil Départemental Charles-Ange Ginésy en faisant écho à la colère des vroom-vroomistes.

Dans la foulé, il a été encore plus loin, en demandant la gratuité du trajet Antibes-Saint-Isidore , en réitérant ainsi un cheval de bataille du député Eric Ciotti.

Or, tout est possible mais qu’un concessionnaire donne la gratuite ..... L’Etat peut le faire mais un concessionnaire ?

Cela dit, le problème reste présent dans toute son intégralité. Comment trouver une solution équilibrée , hors l’avidité capitalistique de Escota et le populisme des élus locaux ?

Une option pourrait être celle d’attribuer une vignette annuelle à prix forfaitaire aux automobilistes résidents dans le département, ceux qui sont obligés d’utiliser l’A8 au quotidien ou souvent pour les déplacements courts , faute d’alternatives.

Une piste à explorer avec un approche pragmatique, loin de la facile surenchère populiste.

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