Affaire En Nour : ça repart en vrille !

Ca sent le brûlé ! Le réouverture du dossier de centre culturel-cultuel "En Nour" dans la plaine du Var pour une enquête d'utilité publique va réanimer les âmes et les polémiques qu'on pensait apaisé après la décision du Conseil d'Etat* qui avait reconnu la légitimité de l'occupation de ce lieu par l'association du même nom. Mais c'était sans compter la volonté farouche de Christian Estrosi, fortement opposé à cette initiative, et le changement de préfet ...qui apparemment lui oeuvre la route : il suffirait d'ouvrir un nouveau dossier différent du précédent pour que un nouveau examen de l'utilité publique soit possible. Dit et fait : la crèche va devenir un espace poli-fonctionnel ! Et ça recommence à nouveau ! Rien n'est encore décidé ni fait. L'enquête publique ne fait que commencer mais on peut bien comprendre qu'elle aura été bien préparée par les services municipaux et elle fera apparaître des urgents besoins pour la future population résidente ! Elle donnera au préfet les arguments techniques utiles pour une nouvelle décision qui pourra être différente de la précédente : d'ailleurs le dossier n'est plus le même !!! Ce ne sont que des suppositions mais le silence de Christian Estrosi, d'habitude ce n'est pas le cas , fait penser à une solution marqué par les intérêts politiques. L'association En Nour ne restera pas avec les mains dans les poches et elle a déjà montré dans le passé une capacité de résistance et d'opposition. On ne reviendra pas sur les tenants et aboutissants de ce dossier , derrière lequel se cachent les influences et équilibres à l'intérieur de la communauté de culte musulman de Nice et sa région. En fait, c'est une histoire de clan et intérêts dont le centre culturel n'est qu'un des noeuds. Dans cette bataille sur un fond religieux , tous font référence au Seigneur , mais dans ce cas le seigneur n'est pas dans le ciel mais bien en terre et il veut que ce soit clair que c'est lui qui commande.

En soutien de l’association En Nour s’est déclarée le Ligue des Droits de l’Homme ( LDH) : "Monsieur le maire, cessez de diviser les niçois par de pitoyables démarches procédurières dont le seul résultat tangible est de créer ressentiment et division ; quand allez-vous enfin vous comporter en véritable républicain ? Respecter la laïcité, c’est aussi respecter la liberté de culte".

De même, Patrick Allemand ( Un autre avenir pour Nice) va droit au but et lache le soupçon de mèche entre le maire de Nice et le Préfet Leclerc : " Le scénario du feuilleton est connu. L’enquête publique se déroulera du 22 novembre au 20 décembre . On en connaît très bien le résultat. Le rapporteur conclura à l’utilité publique mais son avis n’est que consultatif. Le dernier mot revient au préfet. Je ne ferai pas de procès d’intention mais je crains de connaître sa décision".

Le Conseil d’État, dans son ordonnance n° 400841 du 30 juin 2016, a qualifié ces actions « d’atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de culte, tout en précisant : « cette liberté ne se limite pas au droit de tout individu d’exprimer les convictions religieuses de son choix dans le respect de l’ordre public mais a également pour composante la libre disposition des biens nécessaires à l’exercice d’un culte. »

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