Bilan de 5 ans de Métropole : pour l’opposition, les cadeaux sont "empoisonnés"

Si dans la matinée Christian Estrosi affichait le sourire des grandes occasions et pouvait faire preuve de modestie, en début d'après-midi la petite patrouille de rescapés socialistes a voulu donner de la voix pour conforter son rôle d'opposant et mettre certains points sur les "i" pour ne pas laisser au Maire-Président le beau rôle.

Celui qui, malgré son éloignement du parti, se réclame "socialiste-marcheur" est revenu sur le bilan de ces 5 années d’existence et gestion de la Métropole.

Le préambule donne le ton : " Fin 2011, les promesses étaient immenses. Cinq ans après, la réalité est différente des promesses".

Et de dévoiler la couleur en cinq points, appelé "les 5 cadeaux empoisonnés aux métropolitains" en opposition aux cinq axes forts du bilan de Christian Estrosi.

1) logement social en panne (un dossier qui a comme maître à penser le conseiller Paul Cuturello)

Avec 11,5 (+0,8% depuis 2011) Nice accuse un retard significatif par rapport à l’objectif de 25% fixé par la loi SRU. La situation est encore plus précaire dans les deux autres villes importantes de la métropole, Saint Laurent et Cagnes qui affichent moins de 10%.

2) le budget du souterrain de la ligne 2 du tramway : un trou béant

Ennemi déclaré de l’option "souterrain", Patrick Allemand ne manque jamais de censurer les coûts et pas seulement le coûts mais aussi certaines modifications du Schéma directeur des transports, modifié en sens réductif et qui exclut notamment l’extension jusqu’au quartier de l’Ariane.

"A ce jour, personne ne peut dire à combien s’élèvera le coût final du tunnel"- c’est son acte d’accusation. Pour lui, se sera certainement bien plus du prévu et budgété.

3) L’environnement, le maillon faible

L’élu a pointé le doigt sur l’Opération d’Intérêt National (par ailleurs remise en cause par le T.A. en mai 2017 pour défaut d’études environnementales).

Son constat : dans la plaine du Var, on construit des stades et des centres commerciaux sans se soucier de l’impact sur l’environnement.

Et que dire, du retard dans le domaine des technologies solaires et photovoltaïques ? C’est la preuve que Chrsitan Estrosi n’a pas le pied vert !

4) situation financière : l’explosion de la dette

Fin 2011, avant la création de la Métropole, l’encours de la dette s’élevait à 742 mln d’euros. Fin 2016, l’endettement s’élève à 1,238 mld. Si on y ajoute une rallonge pour le tramway ( lignes 2 et 3), on arrivera à 1,5 mld. Un point de non retour qui plombera le budget. D’où sa définition : " fils de Nice, père de la dette".

Pas mal, non ?

5) Solidarité : le déficit de solidarité territoriale

Patrick Allemand dénonce "un déficit d solidarité territoriale et d’équilibre des investissements" et il y va avec la main lourd : "la solidarité territoriale n’est qu’un leurre".

Pour amour de vérité, ce n’et pas ni le contenu ni le ton des interventions des maires métropolitains intervenus lors de la conférence du matin, au moins ceux qui ont pris la parole.

Conclusion : Christian Estrosi est un faiseur (comme lui-même se définit), oui ou non ?

Parce que, à écouter Patrick Allemand et ses collègues, il est plus question de communication que de fait, et des faits... bien faits.

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