Caravelle Ajaccio-Nice : commémoration du cinquantenaire de la catastrophe aérienne

Nice commémorait hier le 50è anniversaire du crash qui fit 95 morts, au large d'Antibes, le 11 septembre 1968. Les familles des victimes espèrent toujours la levée du secret défense.

Le 11 septembre 1968, à 10h33, la Caravelle Nice-Ajaccio s’abîme en mer, au large du cap d’Antibes. Quatre-vingt-quinze personnes, parmi lesquelles une dizaine d’enfants, périssent. Il n’y a aucun survivant. Tous les ans, un hommage est rendu en souvenir des disparus de la Caravelle Nice-Ajaccio.

Hier, Christian Estrosi, Maire de Nice, Laurent Marcangeli, Maire d’Ajaccio, Pierre-Paul Léonelli, Adjoint au Maire de Nice, Gilles Simeoni, Président du Conseil exécutif de Corse, et Mathieu Paoli, Président de l’Association des Familles des Victimes commémoraient le cinquantième anniversaire de la catastrophe.

Dès 10h30, une messe de souvenirs en l’Église Sainte-Hélène, avait lieu en présence des principaux dignitaires cités ci dessus, accompagnés d’une centaine de personnes venus elles aussi rendre hommage à ces disparus. Le groupe compact s’est ensuite dirigé vers le Mémorial de Carras pour une cérémonie civile avec dépôts de gerbes.

L’occasion pour les principaux représentants, comme Gilles Simeoni ou Christian Estrosi, de réclamer la vérité sur cette catastrophe. Le BEA (bureau d’enquête et d’analyse) avait conclu à un incendie survenu à l’arrière de la cabine.

Une version que réfute les familles de victimes et certains politiciens présents. "Nous sommes profondément affect par l’absence d’un représentant de l’État en ce cinquantième anniversaire (...) Je crois que plus que jamais il faut montrer que rassembler, nous ne lâcherons rien et demandons la vérité" assurait Christian Estrosi.

Pour Mathieu Paoli, Président de l’Association des Familles des Victimes, il n’y a nul doute. "L’avion semble avoir été touché par un missile de l’armée (...). Nous ne voulons pas d’argent, juste une reconnaissance morale. Ça fait cinquante ans qu’on le crie haut et fort : on va y arriver , j’en ai la conviction !".

Tanguy Barbancey

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