En Nour restera à sa place : le préfet met fin à la querelle entre l’association et la mairie

Ce dossier qui traîne depuis des années n'aurait jamais du voir le jour ! Le droit de l'association En Nour de transformer l'ancienne cantine inter-entreprises de la rue Pontremoli en lieu de culte ne pouvait pas être contesté et toutes les tentatives administratives et pénales de la Ville pour faire capoter l'initiative étaient évidemment destinés à l'insuccès, et ce malgré la ténacité du maire de Nice qui ne voulait absolument pas valider cette iniatitive. Malheureusement Christian Estrosi, qu'on a connu plus perspicace et subtile dans d'autres cas , en avait fait un cas d'autorité personnelle , se laissant entraîner dans une histoire d'influences entre les diverses associations qui gèrent la communauté musulmane locale.

La décision du Préfet des Alpes-Maritimes ( l’arrête signé le 20 décembre dernier vient d’être connu publiquement ) de refuser la demande du maire de Nice de déclarer d’utilité publique la création d’un établissement pour la petite enfance a été rejetée pour la seconde fois .

Le nom de l’association En Nour en arable signifie "lumière" et lumière a été faite !

L’arrêté est ainsi motivé par la motivation suivante : la reconnaissance d’utilité publique "porte une atteinte excessive au projet [...] de l’association En Nour qui offre la possibilité aux personnes de confession musulmane d’exercer leur culte, qui constitue une liberté" . De plus , le Préfet a pris en compte " "l’avis défavorable du commissaire enquêteur".

L’association En Nour qui revendique un fonctionnement exemplaire de son activité , rappelle qu’il s’agit de la sixième décision prise par les autorités ( y compris le Conseil d’Etat) en sa faveur.

A son tour, la Villede Nice "regrette fortement cette décision", qu’elle qualifie d’"inquiétante" et faisant allusion au fait que le Ministre du culte de saoudien est propriétaire de l’immeuble qui est confié à l’association.

Selon elle , cela pose question : "Comment comprendre dans notre pays on accepte que le ministre de la charia d’Arabie Saoudite finance un lieu de culte musulman ?".

La réponse est simple : Une entité gouvernementale, le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, veille à l’application des préceptes de l’islam et de la charia dans tous les domaines de la société. Son président a le statut de ministre.

La charia, charî’a ou sharî’a (arabe : الشَّرِيعَة) représente dans l’islam diverses normes et règles doctrinales, sociales, cultuelles et relationnelles édictées par la révélation.

Il suffirait de s’informer pour éviter de créer une inutile confusion qui ne sert à rien et personne.

De toute manière les association cultuelles que la maire de Nice soutient ont été destinataires d’un vaste terrain pour bâtir - elles aussi- un lieu de culte pour leurs affidés.

Donc, tous pourront exercer leur croyance religieuse dans le respect des lois de la République.

En fait, il n’y avait aucun besoin de créer des conflits inutiles et sans fondement.

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