Christian Estrosi remanie son équipe municipale : adelante con juicio

Cumul des mandats oblige, Dominique Estrois Sassone , sénatrice, et Marine Brenier, députée, ont démissionné de leur place dans l'exécutif municipal. C'est chose faite et elle sera formalisée lundi lors du Conseil Municipal. Elles resteront des simples conseillères municipales , voir en peu plus : elles seront nommées Vice-présidentes du groupe majoritaire Nice Ensemble et Dominique Estrosi Sassone gardera la présidence de la commission du logement à la métropole , ce qui veut dire qu'elle continuera à piloter la politique de ce secteur qui est de plus en plus inter-communale. Christian Estrosi a donc annoncé la nomination de deux nouvelles adjointes : Anne Ramos , une belle promotion pour cette fidèle de la puissante sénatrice DES dont l'influence a du bien peser dans cette promotion, qui a oeuvré dans le dossier sensible du tram et elle est ainsi récompensée et Emmanuelle Bihar.

Finalement, sauf quelques changements pour mieux cibler les objectifs et les compétences et quelques ajustements à la marge pour satisfaire les appétits voraces des élus , entre délégations et sub-délégations il y de quoi se perdre , les nouvelles attributions qui ont une valence stratégique ne sont que deux : le logement qui hérite Joëlle Martinaux mais sous le regard vigilant de Dominique Estrosi Sassone et la proximité qui devient apanage de Pierre-Paul Leonelli, président du groupe municipal Nice Ensemble et grand connaisseur du territoire , déjà à la tête d’un secteur clé dans la fabrique du consensus électoral , celui de la propreté.

A mi-parcours de cette deuxième mandature, a donc vissé le bullons pour avoir une équipe efficace pour la sprint final , qui est celui qui restera dans la mémoire des niçois, avant les municipales.

Si les grands chantiers, et particulièrement celui des ligne 2 et 3 du tramway, vont vers la conclusion et en tout cas sont délibérés et amorcés, la ville a besoin d’une nouvelle organisation conséquente et plus d’attention à la maintenance des problèmes de fonctionnement et au tissus social, latu sensu.

Par exemple, à quoi servira avoir un système de transports publics performant si le circulation et le stationnement restent un dérivatif de la désorganisation des flux et d’indiscipline des comportements des gens ? et pourquoi la propreté ne correspond pas aux meilleurs critères demandés par le standing international de la ville et de sa vocation touristique sans que de réelles actions soient entreprises , ni dans le sens de la formation à l’éducation civique ni pour sanctionner toute forme d’incivisme ?

Ce ne sont que deux exemples mais faire de la politique de proximité ne se résume pas en une simple énonciation mais il faut savoir la remplir de contenus cohérents.

Une note politique en conclusion : la réorganisation n’as pas pénalisé les conseillers "ciottistes" Bernard Asso, Auguste Verola ( qui cède l’état civil à Bernard Baudoin mais garde le territoire de Nice-centre) et Philippe Rossini, les seuls conseillers départementaux niçois qui n’ont pas adhéré au groupe "estrosiste" lors de sa constitution.

Un comportement opposé à celui adopté par la majorité départementale qui , lors de sa remise à plat après l’élection de Charles-Ange Ginesy à la présidence, a exclu ce nouveau groupe de la majorité et privé de toute responsabilité dans l’exécutif , même pour celles et ceux qui l’exerçaient jusqu’à ce jour.

Une décision sage contre un geste d’une totale inutilité compte tenu du style de gestion verticale que l’on voit appliqué des deux vrais "patrons" des collectivités locales.

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