Conseil Métropolitain : le Front National demandera un référendum sur l’augmentation de la fiscalité

Marie-Christine Arnautu, faute de poids numérique, ne pèse pas beaucoup dans le débat au sein des instances locales (Mairie de Nice et Conseil Métropolitain) où elle siège. Cependant, elle ne manque pas d'expérience et sait profiter de l'occasion. C'est le cas en ce qui concerne le budget métropolitain 2018 qui a la particularité de présenter l'augmentation de la fiscalité avec un nouvel impôt sur le foncier bâti de 6,4%. On sait bien qui dit "impôt" touche un fil d'électricité "découvert" et que le risque de prendre du jus est plus qu'une probabilité !

Après que le débat d’orientation sur le budget 2018 avait provoqué des remous au sein de la majorité avec la naissance officielle du groupe "pro-Ciotti", l’élue frontiste revient à la charge et présentera ce matin "les amendements du FN permettront aux maires de pouvoir s’exprimer clairement".

En fait, si l’expression est fine, elle est en réalité une bulle puante dans l’hémicycle.

Qui la votera ?

Les socialistes et divers gauche qui voteront certainement contre la délibération qui sera proposée par Christian Estrosi ? Comment pourront-ils associer leurs voix à ceux du Front National, leur ennemi traditionnel ?

Le groupe "pro-Ciotti" , dont son leader de référence est déjà soupçonné d’accoutumances avec l’électorat frontiste, se prêtera à un exercice périlleux qui ne manquera pas d’être pris en exemple pour donner corps à cette thèse ?

Voici ci-dessous les amendements qui seront présentés par le Front National et mis au vote :

Un premier amendement proposera de voter la soumission à une consultation référendaire* sur le projet de budget primitif 2018. En effet, le Président actuel a été élu sur la promesse de ne pas augmenter la fiscalité locale, le retournement conséquent que constitue l’augmentation de la fiscalité (+ 30,3% de recettes fiscales tout de même !) devrait donc être à nouveau soumis aux électeurs.

Un second amendement proposera que les crédits du chapitre "réceptions" soient ramenés des 52 500€ prévus à 17 820€, soit le niveau du budget 2017. Il serait en effet indécent que le conseil métropolitain pressure ses contribuables, alors qu’il se targue d’une gestion rigoureuse tout en augmentant ses frais de réception de 195 %.

Un troisième amendement proposera tout simplement de remplacer 6,40 % par 0 % en ce qui concerne la taxe foncière sur les propriétés bâties et de remplacer 9,9 % par 10,9 % en ce qui concerne la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. En clair, il sera proposé aux élus métropolitains de maintenir les taux en vigueur durant l’exercice budgétaire 2017.

* le résultat de cette consultation n’a pas de valeur contraignante du point de vue juridique ma reste un acte de démocratie populaire dont l’effet n’est pas neutre

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