Deux plaques commémoratives en mémoire des élèves juifs de l’école des Baumettes !

Au lendemain de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste et des crimes contre l’Humanité, Christian Estrosi dévoilait hier, deux plaques commémoratives, en mémoire de six élèves juifs de l’école des Baumettes arrêtés, déportés et assassinés dans le camp d’Auschwitz.

Sous le gouvernement Vichy de Laval et Pétain, plus de 11 000 enfants, victimes innocentes, furent déportés de France. 400 d’entre eux vivaient dans les Alpes-Maritimes. Hier, c’est l’école des Baumettes qui a été choisie pour pour honorer leurs mémoires.

"Au lendemain de la commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste et des crimes contre l’Humanité, nous dévoilons avec Michèle Merowka représentant l’AMEJDAM, deux plaques en mémoire de six élèves juifs de l’école des Baumettes arrêtés, déportés et assassinés à Auschwitz" a déclaré Christian Estrosi aux côtés d’Eric Ciotti.
D’abord protégé parce qu’en zone libre, puis sous contrôle italien, le département fait l’objet avec l’occupation allemande d’une intense persécution envers les juifs, entretenu par l’extrême droite et une partie du clergé.
La Gestapo, dirigée par Brunner, entre à Nice le 10 septembre 1943. D’après Serge Klarsfeld, les rafles « sont parmi les plus terribles menées en Europe de l’Ouest. Au total, 3612 Juifs des Alpes-Maritimes, dont plus de 400 enfants, ont été envoyés à la mort.

Afin de pérenniser la mémoire de ces enfants arrêtés et exterminés en déportation durant la Seconde Guerre mondiale et scolarisés dans les Alpes-Maritimes, des plaques commémoratives ont été installées dans les écoles Fouont Cauda, Saint Philippe, Auber, Mantéga, du Port.

"Merci aux écoliers de l’école des Baumettes pour ce vibrant hommage rendu à Gisèle, Emiré, Névine, Liliane, Maurice et Elie, qui avaient entre 11 ans et 16 ans, tous assassinés dans le camp d’Auschwitz. N’oublions pas et transmettons. Les enfants, vous êtes notre plus belle espérance. C’est vous qui devez désormais porter ce message de paix pour l’avenir " a conclu le Maire de Nice.

Brigitte Baldit (directrice de l’école) : Les enfants travaillaient depuis le début d’année sur cet évènement. Ils ont rencontré des personnes témoins du passé. Le projet a été proposé par l’AMEJDAM. Les élèves ont été parfait, nous sommes fiers d’eux.

Michèle Merowka (représentant l’AMEJDAM) : Cela fait dix ans qu’on travail sur ce devoir de mémoire. C’est très important de nos jours, avec le négationisme grandissant. Les époux Klarsfled, avec qui nous travaillons en étroite relation, nous ont prouvé qu’on peut redonner un nom et un visage a ces enfants disparus. Sur les six, deux enfants seulement avaient une photo d’eux.

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Jane Doe

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