Dossier En Nour : info ou intox ?

Christian Estrosi est un homme politique avisé et une personne tenace. : "je ne lâcherai rien" est une des ses expressions favoris, sorte de label personnel. L'histoire de l'association cultuelle En Nour a déjà fait objet de maintes chroniques. Le bras de fer entre l'ancien maire de Nice et cette association a été défavorable au premier et ce lui est difficile à digérer, ce qu'on comprend bien qu'on est habitué de la "servitude volontaire" comme nous a appris Etienne de la Boétie dans son opus ( Discours sur la servitude volontaire, 1574). Après une période de calme relative, ce dossier est redevenu d'actualité. Tout d'abord, avec la propagation d'une enquête sur les modalités de financement, accompagnées d'accusations de blanchiment, concernant les travaux d'agencement des lieux. Ensuite avec la " découverte" que parmi les associés il y aurait une fichier "S", ce qui apparemment ne correspondrait pas à vérité ( lire ci-dessous l'extrait du communiqué de la Préfecture). D'ailleurs il ne faut pas être James Bond pour s'imaginer que "les longues oreilles" sont particulièrement à l'écoute de ce qui se passe rue Pontrémoli ( siège de l'association). La prudence conseille ne pas se tromper de cible et de ne pas s'agiter pour brasser de l'air. Et surtout de ne pas confondre les limiers avec les juke-boxers : la musique est celle qu'on voudrait entendre mais , parfois, le chanteur chante faux.

Communiqué de Christian Estrosi ( extraits) : "Hier une enquête s’ouvre sur les mouvements financiers autour de cet établissement. Et aujourd’hui, nous apprenons qu’un membre du Conseil d’Administration de l’association loi 1901 et de l’association loi 1905 est fiché S !"

Deux autres passages méritent d’être reportées :

(i)un projet contestable et qui n’est absolument pas appuyé par la majorité de la communauté musulmane de Nice.

(ii) Début juillet 2016, l’ancien Préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat, s’est substitué au Maire de Nice, pour autoriser l’ouverture prématurée de ce lieu de culte

En réponse, la préfecture a publié un communiqué ce mardi soir, rappelant notamment que l’association association cultuelle Nice la Plaine "fait l’objet d’un suivi très attentif quant à ses modes de gestion"

La préfecture rappelle que la mosquée En-Nour, à l’ouest de Nice, "a été ouverte au public à la suite d’une décision du Conseil d’État du 30 juin 2016". Et de préciser : "contrairement à ce qui a pu être dit, cette ouverture découle donc d’une décision de justice, et non d’une décision du ministre de l’Intérieur".

La préfecture assure "qu’aucune des personnes à la tête de l’association n’est connue à ce stade pour radicalisation".

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