La chapelle Saint-Sauveur sur l’Ile de Saint-Honorat : une histoire qui continue de s’écrire

L’inauguration des travaux de restauration de la chapelle Saint-Sauveur a eu hier en présence des autorités religieuses et civile. Cette circonstance permet de revenir sur l’histoire de ce bijou de nature : la chapelle Saint-Sauveur, une des sept chapelles de l’île, érigée au XIe siècle, a fait l’objet de campagnes de fouilles archéologiques successives. Ces dernières ont confirmé l’existence d’édifices antérieurs ; le plus vieux datant du Ve siècle, faisant de ce site, l’un des plus anciens sites monastiquesd’Europe ! C’est pour sauver ce patrimoine exceptionnel et le transmettre aux générations futures que la Congrégation des Cisterciens de l’Immaculée Conception, propriétaire de l’île, s’est associée à la Fondation du patrimoine en 2014. Le but était de lancer un appel aux dons pour restaurer la chapelle Saint-Sauveur.* Ainsi, après des travaux d’urgence et de soubassement, la chapelle a été entièrement restaurée assurant la conservation de l’édifice dans ses dispositions architecturales actuelles, mais également la préservation des vestiges archéologiques.

Entre terre et mer, l’île de Saint-Honorat raconte à travers son patrimoine 1600 ans d’histoire.

Au début du Ve siècle, avec Caprais et quelques compagnons, Saint-Honorat fonde sur l’île une communauté monastique qui rayonne et s’agrandit progressivement.

À la fin du Xe siècle, après une période troublée due aux invasions des Sarrasins et des pirates espagnols et génois, l’abbaye renaît avec l’ordre bénédictin. Durant cette période instable sera construit le monastère fortifié, un colosse face à la mer. Les premiers moines cisterciens de l’abbaye de Sénanque arriveront, eux, sur l’île en 1869.

Aujourd’hui, le visiteur peut découvrir sur ce site classé un ensemble monumental composé d’une abbaye du XIXe siècle, d’un monastère fortifié du XIe siècle, et de sept chapelles.

*Avec plus de 40 donateurs et 16.000 euros récoltés, le public (particuliers mais aussi entreprises) a répondu présent. La somme récoltée a permis de compléter les subventions reçues de l’État, par l’intermédiaire de la DRAC, du Département des Alpes-Maritimes et de la Ville de Cannes. Enfin, la Congrégation a reçu des dons de la Fondation Stavros Niarchos et de S.A.S. le Prince Albert de Monaco.

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