Le 5 points du schéma départemental contre les violences aux femmes

Hier matin , au palais préfectoral, un 5è schéma départemental partagé de lutte contre toutes les violences faites aux femmes a été signé par tous les acteurs engagés dans ce combat, c'est à dire le préfet, les procureurs et les élus avec plusieurs engagements à l'horizon 2020.

Il est articulé en 5 points

L’accès au droit

14% des victimes de violences conjugales seulement portent plainte. Des outils ont été mis en place à la fois pour les professionnels et les victimes, mais il faut désormais faciliter l’entrée dans le parcours judiciaire.

Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants

Les acteurs doivent repérer plus encore les victimes de violence sexuelles avec des fiches pour les professionnels et l’amélioration de la prise en compte des enfants victimes de violences au sein du couple et cela y compris dans les zones rurales.

Le sexisme

Les préjugés doivent être combattus y compris dès le plus jeune âge. Ecoles, collèges, lycées, université, milieu sportif, un plan d’action "zéro sexisme" est porté conjointement par les services de la politique de la ville et la délégation aux droits des femmes et à l’égalité de la direction départementale de la cohésion sociale avec des objectifs concrets.

La prostitution

Conformément à la loi du 13 avril 2016, la lutte contre la traite d’être humains et la prostitution constituent toutes deux une priorité.

La prise en charge des auteurs de violences conjugales

Le taux de récidive des auteurs de violences conjugales est trop élevé.

Outre les actions menées dans le cadre de la prévention de la délinquance, il convient de :
- garantir l’éviction du logement de l’auteur de violences conjugales.
- prendre en charge individuelle et collective des auteurs.
- proposer des stages de responsabilisation des auteurs sur les deux ressorts de tribunal, soit en alternative aux poursuites, soit après une condamnation.

Les chiffres dans les Alpes-Maritimes

1 800 plaintes de violences conjugales sont déposées chaque année dans les commissariats et les brigades de gendarmerie des Alpes-Maritimes. En 2016, 2 décès ont été à déplorer.

Pour les violences sexuelles, les parquets de Grasse et de Nice enregistrent une moyenne de 450 plaintes par an dont les 2/3 concernent des victimes mineures.

La prostitution de rue oscille entre 450 et 650 personnes rencontrées chaque année entre Nice et Cannes.

Concernant la traite des êtres humains, 63 % des victimes sont originaires du Nigéria, 14 % sont d’origine bulgare, 8 % roumaines et 8 % péruviennes (essentiellement transgenres). Seulement 1 % des prostituées sont françaises.

Il y aurait enfin une dizaine de situations de mariages forcés concernant des mineures et des jeunes majeures dans le département.

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