Le groupe "Un Autre Avenir pour Nice" demande l’inscription du rapport de la Cour des Comptes sur l’Euro 2016 à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal

Les élus du groupe "Un Autre Avenir pour Nice", par un courrier du 27 octobre ont demandé au maire de Nice d'inscrire à l'ordre du jour du prochain Conseil municipal le rapport de la Cour des Comptes sur l'Euro 2016. Bizarre...en effet , après la manifestation, le maire de Nice avait pavané en prétendant que le retour économique ( billetterie et contours divers ) avaient généré plus de 170 millions ( le Centre de Droit et d'Economie du sport de l'université de Limoges avait indiqué le chiffre de 72 millions).

Pour les élus d’opposition " en effet, ce rapport pointe un certain nombre de dysfonctionnements et fait allusion à d’éventuels risques financiers encourus par la ville.

L’Allianz Riviera est jugé par la Cour des Comptes surdimensionné. Des incertitudes pèsent les subventions accordées par le CNDS.

Par ailleurs, le montant de la redevance payé par l’OGC Nice est considéré par la Cour comme insuffisant et pouvant s’interpréter comme une subvention déguisée à un club professionnel.

Pour Patrick Allemand, Paul Cuturello et Christine Dorejo "autant de questions qui méritent un débat en Conseil municipal".

La juridiction financière estime que le stade de 36.000 places est surdimensionné et que son club résident, l’OGC Nice, paie à la ville une redevance anormalement faible.

La capacité de 35.624 places dépasse de 5.600 sièges les exigences de l’UEFA (organisateur de l’Euro) et de 11.000 les besoins moyens de l’OGC Nice basés sur la fréquentation moyenne de l’Allianz Riviera lors des matches du Gym.

amateurs de grands événements sportifs, culturels et économiques.

La Chambre régionale des comptes calcule que cela génère un "surcoût [qui] peut être estimé entre 33 millions par rapport au besoin du tournoi européen et 65 millions par rapport à la fréquentation locale la plus élevée".

De plus "Le club résident dispose du stade pour un loyer de 1,87 million, alors que la ville déboursera, en moyenne, 13 millions par an. Non seulement le club ne contribue qu’à hauteur de 14,4 % à la redevance que la ville verse à l’exploitant, entrainant une charge résiduelle importante pour les finances locales, mais la faiblesse de cette redevance pourrait s’interpréter comme une subvention déguisée à un club professionnel, subventionné par ailleurs."

Or, souligne la Chambre, "l’écart entre le loyer actuellement perçu et une redevance fixée à un ’juste niveau’, joint aux subventions annuelles versées à l’OGC Nice, excède le plafond de 2,3 millions de subventions versées à un club professionnel, qui doivent en outre s’inscrire dans des missions d’intérêt général. La redevance pourrait être assimilée à une subvention indirecte au club résident, être qualifiée à ce titre d’aide d’État".

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