Les chiffres de l’Observatoire Immobilier de la CCI confortent l’optimisme des opérateurs de la filière

Réunis par la Chambre de commerce et Industrie au sein de l'Observatoire de l'Immobilier d'habitat , les professionnels du secteur ont confirmé le bon état de santé de ce marché. Après des années de difficulté, les résultats en 2017 ont été bons et les prévisions pour l'année en cours et 2019 confortent cette dynamique. Ces résultats sont les bienvenus dans un territoire où le déficit structurel de l'offre, et les prix élevés qui en découlent, sont un frein à son attractivité et au développement économique.

Côté chiffres, 2017 a été une année exceptionnelle pour le logement neuf qui, avec une progression de +11% en un an, le volume des ventes (4569) a atteint un niveau record en 2017, puisqu’il faut remonter à 1999 pour retrouver un tel score (4663).
Dans le même temps, l’offre a également progressé, de +4% depuis 2016, tandis que le stock de logements restait relativement stable.
Dans ce contexte très porteur, les prix progressent, mais de manière modérée (+3%), à un niveau toujours élevé pour la capacité d’acquisition des actifs (près de 5400€ m2)

Le marché de la revente connaît également un regain d’activité. On observe en effet une progression de +5% des transactions dans l’existant en un an, avec un niveau qu’on n’avait pas observé depuis 2007 ! Les prix enregistrent une progression, de l’ordre de +4% en un an.

Perspectives 2018 : Les professionnels du secteur font preuve d’optimisme. La croissance économique , le climat dans le milieu des affaires, l’absence des élections , des taux bancaires à des niveaux très attractifs, les dispositifs de soutien du marché (PTZ et Pinel) sont tous des indicateurs qui vont dans la bonne direction.

Un point d’interrogation relève aussi des investissements publics en matière d’habitat : pour mieux comprendre la direction que le gouvernement veut imprimer , le monde professionnel attend avec impatience la nouvelle loi qui est annoncée pour le printemps.

Toutefois, Jean-Marie Ebel, président dr l’Observatoire, se veut prudent : "Il conviendra d’observer attentivement l’évolution du cadre législatif et fiscal".

A marge de la réunion, Jean-Marie Ebel a présenté un document pédagogique qui mettait en évidence que : (i) si on pouvait construire un R5 au lieu d’un R3 (ii) sans ou moins de logements sociaux (iii) sans parking souterrains , (iv) avec des charges foncières moins élevées... et bien le prix de vente des appartements seraient moins chers en fonction des divers paramètres grâce à une meilleure répartition des frais techniques et une mutualisation des frais de construction. Merci de nous le dire !!!

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