Les communistes niçois lancent une campagne pour la gratuité des transports

En ce moment de confusion et de grand chamboulement , pouvez manquer la voix des communistes ? Pouvoir d'achat ? pollution ? " Opposer la question sociale à celle de l'environnement ne mène à rien. Les deux participent de la même urgence" - dit Robert Injey - membre de la direction départementale du PCF 06- "Si les inégalités n'ont cessé de croître depuis des décennies , la pollution de l'air coûte chaque année, en France, près de 100 milliards d'euros et est la cause de dizaines de milliers de morts dans notre pays."

Conclusion de cette analyse ? Pour le dirigeant communiste , "Il ne s’agit pas de taxer lourdement celles et ceux qui pour une majorité ne peuvent pas faire autrement, il s’agit d’offrir une alternative à la voiture et donc aux énergies fossiles. Aujourd’hui, conjugué à la crise du logement et à la précarité grandissante, le prix des transports (voiture, mais aussi transports en commun) sont souvent des facteurs d’exclusion de la population (habitants des quartiers populaires zone périphérique, chômeurs, étudiants, retraités…).

Face à cette situation et à l’urgence de changer de paradigme, le PCF et la JC lancent le mot d’ordre « la gratuité des transports c’est possible ».

110 réseaux dans le monde dont 37 en France et 40 aux USA ont choisi la gratuité.

La conséquence c’est un forte hausse de la fréquentation. A Aubagne +70 %, à Châteauroux +80 % à Dunkerque, c’est +40 % .

Le changement de paradigme est avant tout culturel

La gratuité répond aux questions de développement durable et permet de réintroduire dans le droit aux transports les notions d’égalité et de solidarité.

La gratuité représente un investissement

La réduction du trafic automobile c’est une baisse de la pollution, une amélioration sanitaire, une meilleure qualité de vie, une plus grande attractivité du territoire, et notamment des centres villes dont les commerces tombent en déshérence, des millions d’heures gagnées pour la vie hors des embouteillages.

Quels investissements sont nécessaires ?

Sur le périmètre de la Métropole la gratuité bus-tramway représente un investissement de 50 millions d’euros par an* .

Pour le financement les possibilités existent, par exemples

- la taxe transport payée par les entreprises qui devrait être revalorisée. Son taux est de 2 % sur Nice par exemple, quand il est de 2,95 % sur Paris.

- la taxe séjour payée pour chaque nuit d’hôtel dont le montant est , par exemple, en ce moment 3 euros par personne pour une chambre à 600 euros au Négresco. Et pour donner la dimension du possible, 150 000 lits dans le département dont 46 % en 4 et 5 étoiles, 70 millions de nuitées…

- des épargne sur les frais de fonctionnement ( personnel dédié à la billetterie et au contrôle , investissement en équipements et matériel).

Reste la question de fond, pourquoi si cette propositions est en ligne avec l’air du temps et bien motivée, elle n’est pas encore prise en compte ? C’est seul pour une question de positionnement politique ?

Pour Robert Injey " C’est surtout du à un bloc psychologique ( la droite n’aime pas le principe de la gratuité) et culturel ( si tu donne des droits aux gens , tu cesses d’exercer un conditionnement direct ou indirect à leur égard)".

La proposition est claire et va bien au delà d’une simple amélioration du pouvoir d’achat. Elle changerait la hiérarchie des valeurs de la vie quotidienne et investirais l’organisation de la société et son fonctionnement.

Elle mérite d’être débattue sans préjudices.

*Exemple : pour le Stade Allianz Riviéra , la redevance est de 10 millions d’euros

** la campagne sera opérationnelle avec des visuels et une petition en igne dans les prochains jours

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