Les "souffleurs de l’avenir" de Christian Estrosi vont dynamiser la vie de la cité

Le titre de l'invitation était de ceux qui font retenir le souffle : "dévoilement des personnalités niçoises issues de la société civile, chargées d'une mission dans la ville de Nice" ! Finalement , à l'épreuve des faits, on a pu pousser un respire profond...il faut dire que l'opération de communication était bien orchestrée, l'effet d'annonce était là, et le coup d'éclat aussi. Et c'est très bien ainsi, pourquoi on se demandait quoi pouvait-il bien se passer de si bien grave dans la cité pour avoir besoin d'une telle intervention-choc. Mais , on sait, Christian Estrosi n'aime pas la politique de l'eau tiède mais celle de l'eau bouillante !

En fait, 8 personnes , aux curricula variés ¨, sont chargé d’une mission sur certains thèmes d’intérêts générales et fourniront un rapport d’analyse et des préconisations qui seront rendus publiques et pourront faire objet d’un suivi en terme d’application.

Les paroles du maire de Nice ont été plutôt rassurantes et éloignent le risque d’une révolution culturelle permanente style maoiste : "J’ai présenté cet après-midi les 8 personnalités niçoises qui ont choisi de s’investir pour leur ville, issues de la société civile, de tous horizons. Elles sont chargées d’une mission au sein de la @VilledeNice".

Dans d’autres contestes , ils serait appelé le "conseil de la couronne". Dans ce cadre de référence, on pourrait les dénommer ..." les souffleurs de l’avenir".

Ils travailleront de concert avec les adjoints en charge des divers secteurs et apporteront un regard nouveau , certainement novateur, genre "lateral thinking"°.

D’ailleurs Christian Estrosi, format post-idéologique, se veut à la ponte du combat pour que les lignes bougent , la bureaucratie municipale ( celle de , c’est la règle ou on a toujours fait comme ça) en souffrira un peu ou beaucoup mais c’est le prix qu’il faut payer : avancer en restant dur place est contre les lois de la physique !

Le transfert d’énergies désordonnés de l’extérieur vers le centre est la condition préalable pour le changement et l’accompagnement de l’innovation.

Le maire de Nice a mis le doigt où il fait mal : dans certains domaines , le retard par rapport aux standards internationaux de référence est considérable : un exemple parmi d’autres , avec 70 entreprises inscrites à Nice-Start(s)up, se définir un territoire French Tech ça fait plutôt sourire. Sans parler des mythes américains, le seul boulevard Rothschild à Tel-Aviv en auberge plus de 1000. Pas besoin d’incommoder Hegel pour savoir que la qualité vient de la quantité.

Cela pour dire que le "penseur" en matière , Philippe Garcia, restaurateur de son métier et investisseur dans une start-up, devra changer le" menu ". Il fera peut-être sienne l’expression : la culture c’est comme la confiture, moins on en a et plus on doit l’étaler".

On notera aussi que dans le 8 experts ( dont on ne peut éviter de remarquer avec regret que les expertes ne sont que 2 ! et se demander la raison de cette désobligeance vers les dames ) , il y a un judoka et un karateque. De quoi s’inquiéter
pour les futurs débats ?

Quelqu’un disait que ’ l’humour est dans le désordre et le désordre est positif’.
Les propositions finales nous diront si les "novateurs" auront trouvé la clé tracer le chemin de l’avenir ou si on devra tout simplement rire vert.*

¨ Patrick Delarue, directeur d’école d’arts martiaux chargé pour l’éducation et la citoyenneté ; Caroline Reverso, incivilités et atteintes au cadre de vie ; Philippe Garcia, accompagnement et rayonnement des start-up ; Annie Brunet Fuster, prévention de la délinquance et accompagnement des victimes ; Tristan Casara, développement des musiques actuelles et aide à la création musicale ; Jean-Michel Drevet, industrie dans le ville et dans le métropole

° la « pensée latérale », théorisée par le maltais de formation américaine, Edward De Bono, aide l’innovation en considérant que l’imagination d’une solution impossible ou irréaliste peut servir d’étape à la découverte d’une solution possible éventuellement innovante. La base de la pensée latérale consiste ainsi à réaliser des « sauts discontinus », éventuellement dans le domaine de l’impossible, souvent illogiques, mais toujours dans une optique de « changement ».

*En opposition au rire jaune, expression apparue au XVIIe siècle chez Saint-Simon, utilisait la couleur jaune par rapport au teint des bilieux, le vert, dans le cas, pourrait tout simplement évoquer quelqu’un qui n’a vraiment pas le cœur à rire, même s’il essaie !

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