Les voeux de Christian Estrosi aux Amis du Maire : 2019 c’est l’année "pour avancer et tracer"

Eric Ciotti avait fait le plaine de la grande salle d'un palais sur la promenade des Anglais, Christian Estrosi s'est exprimé à "guichets fermés". La compétition continue , même à distance. Et puis, il y a eu la nouveauté du scénario : au lieu du traditionnel discours au pupitre, voilà une séance question-réponse avec des gens du public et une conclusion en déambulation. Un nouveau style , gage de la proximité qui sera le leit-motiv de celui qui se veut " un homme libre plus que jamais" pendant la longue campagne électorale qui, en quelque manière, a commencé à hier soir. Christian Estrosi , dont on connait le flair, n'a pas eu besoin des gilets jaunes ( dont un groupe qui lui est proche - celui qu'aujourd'hui annoncera la constitution d'une liste pour les élections européennes - était présent en salle ) pour comprendre que le jeu des partis classiques était en panne. Toutes les analyses socio-politiques montrent que la majorité des électeurs ont viré de la démocratie représentative des partis à celle des leaders. D'ailleurs, signe des temps, les partis historiques sont en crise dans tous les pays et , en France, la naissance et affirmation du parti présidentiel de Emmanuel Macron en est l'exemple le plus récent et éclatant. Alors pour les vieux dirigeants, de service et quelques fois d'âge, le changement de registre est un impératif : faire du neuf ou prendre le chemin de l'obsolescence. Christian Estrosi, qui a toujours un coup d'avance, est sorti du carcan de son parti vis-à-vis du quel a pris les distances sans pour autant l'abandonner pour des raisons tactiques - les Républicains auront le courage de lui refuser l'investiture aux municipales en 2020 ?- a crée Les Amis du Maire comme forme associative - Nice Ensemble sera la plateforme électorale de l'union avec les centristes de Rudy Salles et d'autres groupes ou personnes issus de la société civile- au niveau locale et La France Audacieuse, le rassemblement de maires de droite et centre au niveau national, ce qui lui permet d'avoir les mains libres et les coudes franches vis-à-vis de l'action gouvernementale.

La soirée avait l’air d’un petit spectacle théâtral , avec le public au lieu des élus à faire de couronne et les citoyens ... volontaires qui se sont prêtés à un subtil jeux de de demande-réponse et posé les bonnes questions pour que les bonnes réponses appellent les applaudissements. Un bel exercice de communication qu’on pourrait définir "parler franc " si les argumentaires n’étaient pas que l’inventaire de l’action ( passé et future) du Maire de Nice et Président de la Métropole.

Plus particulièrement, Christian Estrosi a rappelé et revendiqué son bilan sur le social avec toutes les mesures en faveur du pouvoir d’achat ; la sécurité - la reconnaissance faciale est sa nouvelle frontière- ; l’écologie avec la ville verte , les lignes 2 et 3 du tramway, la mobilité "douce" ; le tourisme avec le record de passagers à l’aéroport ; et...oui, l’industrie avec l’OIN de la Plaine du Var et l’implantation des activités innovantes à haute technologie.

Ne pouvait manquer un passage sur le Grad Débat que Christian Estrosi encourage de tous ses voeux : " Le maire que je suis et tous mes collègues nous faisons le Grand Débat tous les jours puisque nous sommes à l’écoute de la population. Cependant il est bien que les gens s’expriment et j’ai installé dix urnes sur Nice pour recueillir des doléances"

Bien évidemment , il a ses convictions et les exprime sans arrière-pensée : "Je plaide pour un référendum qui pourrait porter sur des réformes institutionnelles qui touchent au millefeuille territorial, à l’introduction d’une dose de proportionnelle – ou pas – dans le mode de scrutin, à l’instauration de quotas pour la politique migratoire mais aussi sur des réformes économiques et sociales comme une remise à plat de la fiscalité, l’indexation des retraites sur le coût de la vie".

L’avenir de la ville ?" Il faut additionner les intelligences individuelles pour le convoiter dans une intelligence collective en faveur l’intérêt général".

Cette dernière expression est bien à noter : ce sera "la ligne d’horizon" qu’on entendra souvent dans les semaines et mois à venir.

Le final fut un puissant "crescendo" à la Pavarotti : "À ceux qui veulent nous diviser, nous séparer : dites leur que nous sommes unis, que la seule chose qui compte c’est que Nice avance, qu’elle aille plus loin !"

Tonnerre d’applaudissements par un public conquis et...bravo l’artiste !

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