Les voeux de Christian Estrosi aux niçois et métropolitains : une volonté forte pour 2019

La cérémonie des voeux publics a été célébrée hier soir au palais de l'Acropolis avec l'apparat des grandes occasions : en présence de Monsieur le Préfet- silencieux comme son rôle lui impose- , du Président du Conseil Régional Renaud Muselier - "Momo lui s'est bien exprimé avec son style inimitable - c' était "sold out" !! Sur la scène , l'armée : l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie , les officiers supérieurs, quelques colonels . Maires et élus municipaux, départementaux , régionaux, parlementaires nationaux ( chacun se réconnaîtra dans son ordre et s'attribuera son grade ) tous de stricte observance "estrosienne" , plus quelques invités pour raisons protocolaires. Absents , ça va sans dire, les élus "ciottistes", à commencer par le président du Conseil Départemental Charles-Ange Ginésy. Dans la salle , le monde économique , associatif , culturel, sportif, à savoir tous ceux qui pour une raison ou l'autre ne veulent pas finir sur la liste "noire". Puis le public, nombreux , estimé à plus de 2000 personnes.

Films de propagande à l’appui, les deux orateurs , qui ont affiché une solide entente, se sont relayé au micro pour prononcer des discours républicains et rassembleurs.

Renaud Muselier, avec l’ aréole pour l’excellente initiative de la collecte pour les policiers ( 1,5 millions d’euros) , a fait l’éloge de la Région qu’il vaudrait au coeur de l’action publique , de l’action ("un programme sur 3 ans avec une vision à 20 ans" et réussites ( le tout récent accord avec la SNCF) et rappelé le soutien aux territoires (120 mio d’euros aux Alpes-Maritimes).

Sur la situation nationale et ce moment particulier , il a exprimé une vibrante défense de la démocratie représentative en opposition à la soit- disant démocratie participative dont, au delà des beaux principes, on voit - en ces temps- quelques applications qui ne sont pas proprement encourageantes !

Dans son triple rôle de Président délégué de la Région, Président de la Métropole et Maire de Nice, Christian Estrosi a joué au rassembleur sous forme d’un appel : " mettre l’intelligence collective au service de la défense des intérêts de la région et du territoire" et " agir pour le bien public".

Le Maire de Nice et Président de la Métropole - c’était bien au nom de ces deux collectivités qu’il s’exprimait- en a profité pour revenir sur le Grand Débat National en cours depuis quelques jours et encore pour quelques semaines : " nous, les élus du territoires, nous formulerons de nombreuses propositions pour améliorer le quotidien de tous les français , parce que c’est nous qui partageons vraiment leur quotidien , au plus près du terrain" avant de proposer " la seule condition qui fera de ce débat une réussite, c’est qu’à son terme, les grandes questions économiques, sociales, institutionnelles qui auront été débattues soient soumises au peuple souverain par la voie du référendum".

Sur le dossier " gilets jaunes " , il a été ambivalent : au côté positif " la volonté du peuple, c’est cette volonté que les Gilets jaunes ont voulu mettre en oeuvre" , a succédé celui négatif " "Je condamne ceux qui l’ont dévoyé , etc "

Pour Christian Estrosi c’était aussi l’occasion de parler et bien parler de "sa" ville (Nice) et son "bébé" ( la Métropole). Il s’en ai pas privé avec des paroles dont on sentait la fierté : " nous avons ferait de Nice une ville attractive, qui attire toujours plus d’entreprises et de visiteurs et produit toujours plus de ressources" ; " nous avons fondé une Métropole, stabilisé, respectueuse , équilibrée , solidaire, innovante"*.

Si les voeux sont exprimé pour l’année qui vient de commencer , " 2019 sera l’année des aboutissements de cette longue marche " , la conclusion ne pouvait pas échapper à un bilan des 10 années de mandature comme Maire de Nice , " l’année où tout ce que nous avions imaginé en 2008 vient prendre sa place".

Dans plusieurs passages de son discours, Christian Estrosi a manifestement fait entendre qu’il sera candidat à sa propre succession aux municipales en 2020.

A son potentiel concurrent Eric Ciotti qu’à l’occasion de ses voeux l’avait vertement accusé de hétérodoxie par rapport à la ligne politique de Les Républicains , a envoyé ( sans le citer) une réponse claire : " Oui, je suis libre , et de plus en plus, 2019 vous le confirmera , et tant pis pour ceux que ma liberté dérange !".

* avec un plan d’investissement de 140 mio d’euros par an pour 2018/2020

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