Manifestation à Nice pour la défense du Service Public

La CGT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, FO et la CFDT avaient lancé un appel unitaire à la grève ce jeudi 15 mai. Ils sont 50 000 fonctionnaires, étudiants et lycéens à avoir répondu présent à Paris. A Nice, entre la Place Masséna et la Place Marshall ce sont entre 4000 et 9000 manifestants qui ont défilé. La tête du cortège est menée par les lycéens très bruyants et terminée par les enseignants beaucoup plus calmes.

« Rendez-vous le 22 ! » Vers 12h30, la manifestation s’achève. Tour à tour, les responsables syndicaux prennent le micro, haranguent la foule, et vu le succès du défilé du 14 mai, invitent les manifestants à revenir battre le pavé le 22 mai.

Au milieu du cortège, les discours syndicaux ou non parlent de travail et d’embauche : « On supprime des postes et même des demi postes, les classes se remplissent et la qualité de l’enseignement risque d’en pâtir. Je suis professeur d’Anglais. C’est une matière dont nos enfants vont avoir besoin pour leur vie. Je suis ici dans la rue pour dire l’importance de maintenir les postes d’enseignants de langue pour l’avenir de nos enfants », explique un professeur d’Antibes. Elle défile avec un masque, non pas pour se cacher mais pour ne pas qu’on se focalise sur son cas personnel. Bruno Della Sudda est moins anonyme. Ancien candidat aux municipales de Nice, porte parole des Alternatifs et habitué des manifestations, il a serré beaucoup de mains, solidaires de ses luttes. Il distribue des tracts pour annoncer un débat sur Mai 68 le 6 juin et d’informer que NICEA (la liste anticapitaliste des municipales) s’était constitué en association politique. Les lycéens, eux, sont là pour montrer que leur mouvement continue malgré les vacances, les discours de leur Ministre Xavier Darcos qui tentent d’amoindrir l’impact de leur protestation, le bac qui approche à grands pas.

Comme pour toutes les manifs, l’intégralité des manifestants avait une bonne raison d’être là. Ils dénoncent la politique de démantèlement du service public. C’était leur point commun. Comme pour des dizaines de milliers d’autres manifestants en France.

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Nice et Christian Estrosi testaient le Service Minimum d’Accueil dans les écoles

63% des enseignants du primaire en France étaient en grève aujourd’hui selon le SNUipp-FSU (majoritaire en primaire). A Nice la grève a été également bien suivi. C’était l’occasion pour la nouvelle municipalité de mettre en place le Service Minimum d’Accueil. Une journée test dont le maire Christian Estrosi et l’Adjoint Lauriano Azinheirinha ont dressé un premier bilan. Christian Estrosi s’est opposé à une loi sur le service minimum d’accueil souhaitée quelques heures plus tard par le Président de la République Nicolas Sarkozy : "Je ne suis pas pour l’autoritarisme par la loi" annonce Christian Estrosi et se place en homme de dialogue.

11 000 enfants ont été accueillis dans les écoles à Nice sur 27 000. 500 instituteurs étaient présents sur 1 100 et 500 ATSEM sur 900. Le Maire de Nice Christian Estrosi prévient : « Je respecte le droit de grève et je ne le conteste à personne ». Mais il est beaucoup plus sévère sur les enseignants qui n’ont pas prévenu qu’ils faisaient grève rendant plus difficile l’organisation du service minimum. Et il promet : « Je tends la main et je propose aux enseignants, aux parents d’élèves, aux syndicats, à l’inspection d’académie pour discuter autour d’une table ».

« Nous avons pris nos dispositions pour accueillir 1200 élèves dans les centres de loisirs de la ville. Tout à bien fonctionné », analyse Christian Estrosi. Mais il y a un hic : seulement 186 enfants se sont rendus dans les centres de loisir à tel point que Christian Estrosi s’interroge : « Pourquoi les familles ont-elles préféré gardé les enfants ? » Il estime la communication de ce service convenable notamment dans les médias. Il suppose que les instituteurs ont fait aussi circuler l’information. Est-ce parce que ce système n’est pas encore rentré dans les mœurs ? Sans doute. Lauriano Azinheirinha modère : « S’il n’y a qu’un seul enfant qui est accueilli et que les parents ne pouvaient pas faire autrement, je suis satisfait ». Le service minimum d’accueil sera renouvelé avec, certainement, une meilleure information. C’était pour cela que Christian Estrosi avait convoqué, un peu à l’improviste, les médias jeudi après midi. Un seul objectif : promouvoir le service minimum d’accueil.

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